Visiteurs de la blogosphère ou promeneurs erratiques, chercheurs et trouveurs de la galaxie internet, accordez-vous une pause. Vous le méritez. L’Homme Scalp a déniché pour vous l’album des albums; une perle inestimable recherchée par les collectionneurs depuis plusieurs décennies. Il fallait rendre hommage à un acteur de talent, un maître du mime qui a créé une véritable révolution théâtrale dans les années 1950. Inventeur du célèbre mouvement de la «marche contre le vent» (que Michael Jackson popularisera dans les années 1980 avec son moonwalk), il est le Français le plus célèbre du monde.
Qu’en dit Wikipedia : “À 24 ans, l’artiste mettait au monde un drôle de personnage, pierrot lunaire, «hurluberlu blafard» à l’œil charbonneux et à la bouche déchirée d’un trait rouge, un drôle de haut-de-forme sur la tête, une fleur rouge tremblotante servant de panache à ce don quichotte dégingandé partant en croisade contre les moulins à vent de l’existence : BIP était né, un être sensible et poétique, inspiré de Deburau, de Charlie Chaplin et du personnage de Pip du roman De grandes espérances de Charles Dickens, qui lui permet d’explorer la vie et la société moderne et de mettre en lumière leur côté tragique.
Rien que pour vous, mesdames et messieurs! À partir d’un exemplaire unique en vinyle 33 tours longue durée.
Bob Dylan revient pour une troisième année à la barre de l’émission THEME TIME RADIO HOUR sur XM Radio. La légende de la musique folk américaine a non seulement un goût indiscutable en matière de musique racinaire, mais il a aussi une grande voix de radio et un style inimitable. Son équipe de production a monté une émission unique avec un concept simple et efficace : diffuser des pièces à partir de thématiques variées autour de mots simples (weather, mother, drinking, baseball, coffee, jail, father, wedding, cars, devil, dogs, food, halloween, dance, food, moon, hair, luck, tears); une façon comme une autre de transformer les auditeurs en véritables ethnologues de la culture musicale américaine.
Les émissions ont été archivées et publiées après leur diffusion initiale grâce au travail acharné de quelques blogueurs passionnés (dont celui-ci et celui-là). Voici une occasion unique d’augmenter vos connaissances et de vous bâtir une collection riche et diversifiée de chansons issues de l’héritage culturel américain. Dylan ne perd pas trop de temps en parole (il n’a pas l’habitude de bavarder inutilement) et présente tout cela de façon assez amusante. L’Homme Scalp servira de relais à chaque semaine, mais je vous invite à mettre la main sur le contenu des deux premières saisons, ça vaut la peine.
Cette semaine, première partie d’une série de deux sur l’argent et ses vicissitudes. Au menu:
That’s What They Want - Jerry McCain & His Upstarts
Pennies From Heaven - Louis Prima
You Put It In, I Take It Out - Papa Charlie Jackson
Blue Money - Van Morrison
Greenbacks - Ray Charles
Money - Mel Blanc
It’s The Gold - Buddy & Ella Johnson
Farewell To The Gold - Nic Jones
My Baby’s Just Like Money - Lefty Frizzell
100 Dollar Bill - Buddy Guy
It’s All About The Benjamins - Diddy
Your Cash Ain’t Nothin’ But Trash - The Clovers
You Can’t Take It With You - Jesse Price
Définitivement la chanson la plus ennuyante de mes jeunes années. Je ne pouvais l’endurer en 1992 et un quart de siècle plus tard, What’s Up des 4 Non Blondes est toujours aussi insupportable. Ceci dit, puisqu’il faut parfois mettre sa foi à l’épreuve, résistez à la tentation de passer votre chemin et jetez une oreille à l’interprétation vivifiante et hallucinée qu’en fait Joe Newman, alias Rudy Schwartz, sur son album Günther Packs a Stiffy paru en 1995. Newman en a, comment dirais-je, extrait la substantifique moëlle*. Tant qu’à mourir en entendant ce genre de chose, aussi bien vous rincer le cerveau comme il faut. Ramassez l’album s’il vous tombe sous la main, en passant.
Stupidity is your best entertainment value. Why not purchase some today?
* N’en pouvant plus du courant idéologique en cours aux États-Unis, Joe Newman a pris la décision de quitter pour le Canada aussitôt après la réélection de George W. Bush. Qu’en est-il de son oeuvre sarcastique et débordante de cynisme ? À suivre.
Stereolab est au Club Soda mardi soir pour son pèlerinage habituel en terre québécoise. Après deux décennies et 11 galettes sur le marché (petits trésors de pop sophistiquée), le groupe britannique offre une mixture synthétique très séduisante, et une sonorité très facilement identifiable par une utilisation judicieuse de claviers analogues en avant-plan, des guitares exclusivement rythmiques et la voix de Lætitia Sadier en surtitre, comme si elle était subliminalement imprimée sur les maquettes déjà très chargée concoctées par Tim Gane et le reste de la bande.
Le dernier opus de Stereolab ‘Chemical Chords’ ne risque pas de déstabiliser les amateurs du groupe, avec ces motifs répétitifs fabriqués à partir de patrons rythmiques très simples, des timbres envoutants rappelant une certaine naïveté propre aux années 60 et (une première!) des arrangements de cordes et de cuivres. 2 extraits du nouvel album et une entrevue avec Lætitia (merci au blog arbobo):
Les partis politiques et groupes de pression ont-ils réussi enfin à maîtriser les médias électroniques et la culture de masse pour arriver à faire passer leur message? Depuis le fameux débat des chefs qui avait tant réussi à John F. Kennedy, les grands stratèges essaient, campagne après campagne, de manipuler la population avachie devant son sofa et préoccupée à ne penser à rien. Petit survol.
La famille, c’est important! C’est du moins ce que tente de nous faire avaler le chef conservateur Stephen Harper en serrant des petits enfants dans ses bras et en leur passant la main dans les cheveux. Parce qu’il se souvient à quel point on avait insisté sur l’image désolante de mauvais père laissée par le reportage qui le montrait en train de reconduire son fils à l’école. Pas de petit baiser, non. Il s’était contenté de lui SERRER LA MAIN!
Le Parti Québécois a finalement mis le couvercle sur la marmite de l’identité nationale. C’est dire à quel point la patate est chaude et doit être considérée avec prudence par les spin doctors. Alors que c’est pourtant tellement simple à expliquer. Même à un français ‘dans la lutte’…
Les jeunes libéraux y vont eux aussi de leurs sarcasmes pour tenter d’attaquer leurs adversaires. Peut-on parler de réussite? À vous de juger…
Le NPD a opté pour une campagne polarisée, du type ‘good and evil’. Mais la publicité télévisée est quelque peu… grossière et prend les électeurs pour des enfants. Jack Layton devra y repenser, je crois.
Il pourrait entre autres utiliser les arguments du citoyen Robert Gratton qui a un message à passer aux immigrants et aux adversaires de la liberté d’entreprise au Canada. J’en ai la feuille d’érable qui vibre et les bouts qui viennent durs, durs!
Jean Charest a vraiment bien tiré son épingle du jeu en demeurant relativement discret tout en tirant sur les bonnes ficelles lorsque le moment était opportun. Il a même profité du débat sur les coupures dans la culture (que Harper a très mal géré) pour réclamer le rapatriement des compétences en culture et en communication. En attendant, puisqu’il faut savoir se la fermer de temps en temps, le chef libéral fait un excellent magret de canard dont il nous livre ici la recette.
Stéphane Dion a déjà fait ses preuves en matière d’autopeluredebananisation, alors nous nous attarderons ici sur un autre aspect de sa tendre personnalité. Bien avant le déclenchement de la campagne, il a eu l’idée de rejoindre ses excellents “amis” de Facebook pour tenter de les rallier à sa cause.
Stephen Harper devrait faire confiance au pouvoir du terroir. Tout engoncé dans les formalités de la langue française, il passe très mal la plupart du temps. Alors qu’il est capable d’improviser, comme on peu le constater dans cette remarque juteuse et sucrée. On serait quasiment tenté de le trouver sympathique.
Stéphane Dion, encore. Entouré de conseillers politiques avisés et experts en communication de masse, il tente ici de nous persuader qu’il est le politicien “le plus hot”. Rien de tel que l’utilisation d’un jargon normalement attribué aux masses laborieuses pour recruter de nouveaux fidèles.
Jack Layton tente de rejoindre lui aussi la base de la société canadienne : la famille. Le chef néodémocrate a fait reluire sa moustache (il faut bien embrasser quelques bébés) et en bon politicien sexy qu’il est (c’est du moins ce que les Canadiennes affirment en sondage) il va vous regarder dans les yeux et parler calmement comme un bon père de famille rassurant.
Elizabeth May a fait son chemin jusqu’au débat des chefs, de peine et de misère. Mais il faut aussi savoir que la cheffe du parti Vert n’a pas daigné se munir d’un video électoral. Comme si ça ne convenait pas à son style. Elle pourrait peut-être recycler ce document qui date de 1978. Avouez qu’elle passe bien.
Et je vous laisse avec le pire. Alors qu’on pensait que c’en était terminé des chansons à la Stéphane Venne dans les années 70, le Bloc Québécois croit que la formule tient encore et va galvaniser ses militants. Voici la chanson du Bloc Québécois interprétée par Matt Laurent (mp3 audio en bas du texte)
Hé, misère…
Le Bloc répond Présent!
J’ai pas envie de me taire
J’veux pas qu’on me dise quoi faire
Je dérange dans les ministères
J’en ai assez d’être locataire
Je préférerais être propriétaire
Reprendre possession de ma terre
Gens de guerre, doctrinaires
Qui se foutent de mon air, de mes rivières
Pour enrichir les pétrolières
Quand à ma langue on fait des misères
Que ma culture devient secondaire
J’peux pu laisser faire
Avec cœur et avec force
Pour une cause à défendre
Sans peur et sans reproche
Avec cœur et avec force
Allons nous faire entendre
Le Bloc répond Présent!
Le Bloc répond Présent!
Si parfois, j’ai l’air en colère
C’est pas juste mon caractère
C’est parce que je suis fier
L’arrogance, c’est pas notre façon de faire
On aimerait plus de respect dans vos manières
Au Québec on préfère, les gens solidaires
Avec cœur et avec force
Pour une cause à défendre
Sans peur et sans reproche
Avec cœur et avec force
Allons nous faire entendre
Le Bloc répond Présent!
Un peuple, une âme, une nation
Un rêve, une voix, une raison
Le Bloc répond Présent!
Un peuple, une âme, une nation
Le Bloc répond Présent!
Un rêve, une voix, une raison
Avec cœur et avec force
Pour une cause à défendre
Sans peur et sans reproche
Avec cœur et avec force
Allons nous faire entendre
Le Bloc répond Présent!
Avec cœur et avec force
Pour une cause à défendre
Sans peur et sans reproche
Avec cœur et avec force
Pour qu’on nous respecte
Présent pour le Québec
Un peuple, une âme, une nation.
Je viens de recevoir un commentaire tout aussi fascinant qu’inattendu. Après lecture de l’article sur l’école Brasseur (publié en décembre parmi la désormais célèbre compilation L’Homme Scalp Noël 2007), une dame m’écrit pour me dire qu’elle a fréquenté l’institution étant jeune et qu’elle se rappelle parfaitement de ces enregistrements.
Il faut rappeler que la chanson “Allô le ciel” avait fait mouche lors de sa publication dans ces pages (je la reproduis pour votre bon plaisir au bas de ce texte). Plusieurs lecteurs ne se sont d’ailleurs jamais remis de leur expérience. Il faut dire que la voix de l’interprète est assez stupéfiante! Voici donc la correspondance de Claudine Campeau - que je remercie de tout coeur - qui répond à mes questions enthousiastes (et se demande pourquoi je m’intéresse à l’école de chant):
Bonjour Claudine Campeau.
Quelle surprise que votre commentaire sur le blogue de l’Homme Scalp ! Ce disque ramassé dans un marché aux puces est une petite merveille et a suscité plusieurs commentaires parmi les amis mélomanes. Est-ce que je peux ‘pousser ma chance’ et vous poser quelques questions, peut-être ?
· Qui est la soliste sur la chanson ? (Quelle prononciation ! Quelle voix !)
Si je me souviens bien c’était Mimi Cousineau, par contre comme je n’ai pas le disque en question il se peut que je me trompe. Pour la voie et la prononciation, on repassera! Je suis restée copine avec elle jusqu’à l’âge adulte mais elle est déménagée en Ontario et je l’ai perdu de vue.
· Racontez-nous comment ça se passait à l’école Brasseur (sa mission, son fonctionnement, comment les cours se déroulaient)
J’ai débuté au Studio Brasseur quand j’avais environ 5 ans et je suis restée jusqu’à environ 14 ans. Les cours avaient lieu le soir après l’école ou le samedi. Ma mère étant une amie de madame Brasseur j’ai également été engagée durant mon adolescence pour surveiller les petits entre les cours.
· Qui s’inscrivaient aux cours ? De grands talents ont-ils émergé?
Les parents assez nantis inscrivaient leurs enfants pour y prendre des cours de diction, de chants, de posture, de danse, d’art dramatique et de mannequin. Pour ce qui est des talents je ne saurais vous répondre car ça fait vraiment longtemps, j’ai maintenant 56 ans.
· Quelle était la méthode d’enseignement ? Des personnes connues parmi les professeurs ?
Je me souviens que les cours de danse étaient donnée par 2 danseurs professionnels à l’époque dont je ne me souvient plus des noms. Yvonne Laflamme (Aurore dans le film original en noir et blanc) donnait les cours d’art dramatique. Pour ce qui est des autres cours je ne me souvient plus du nom des professeurs toutefois j’ai toujours mon livre de chant et de diction.
· Donniez-vous des spectacles ? Des anecdotes drôles sur l’enregistrement du disque ?
Oui, nous passions souvent au Music Hall des Jeunes et également aux Jeunes Talents Catelli. La Maison Lalongé, vêtements d’enfants à l’époque nous engageait comme mannequins pour leurs vêtements. De mon coté j’ai également fait quelques commerciaux et émissions de télévision (série dramatique). Pour les anecdotes j’étais trop jeune et encore plus jeune sur le disque Premiers Pas dont je faisais également parti. Par contre je peux vous dire que les sessions de maquillage et de coiffure avant les émissions duraient trop longtemps à mon goût et j’étais vraiment populaire à l’école ou j’étudiais.
· Qu’est-ce que ça vous fait d’entendre le disque aujourd’hui ?
Je ne me souvenais pas que les voix étaient si aigues…. Dommage que ma mère soit atteinte d’Alzheimer, elle aurait eu un plaisir fou à entendre ces chansons. Pourquoi êtes-vous si curieux à savoir ce qui se passait au Studio Brasseur ?
Je discutais avec des collègues sur les différences d’interprétation du mot ‘libéral’ au Canada et aux États-Unis d’Amérique (un libéral étant associé à la droite affairiste et conservatrice ici, plutôt que démocrate, libertaire et dépensier aux É.U.). Ça m’a fait penser à la chanson ‘Love Me I’m a Liberal’ composée par Phil Ochs et reprise (avec un texte modifié) sur l’album Prairie Home Invasion de Jello Biafra et Mojo Nixon. Les deux personnages sont les dignes descendants du mouvement contre-culturel de la fin des années 60 et se sont permis des interprétations vigoureuses de quelques classiques ou trésors oubliés de la chanson américaine. Le premier (né Eric Reed Boucher) a fondé les Dead Kennedys à San Francisco; il est aussi un musicologue chevronné et sympathisant des idées politiques de la gauche. Le deuxième (né Neill Kirby McMillan) fait partie du mouvement psychobilly et saupoudre ses chansons de références à la culture populaire et se sert de la chanson pour propager ses idées politiques libertaires.
En tout premier lieu, Atomic Power des frères Chester et Lester Buchanan, valait d’être ressuscitée. Un texte qui résume parfaitement l’angoisse populaire devant une arme menacante contre laquelle le commun des mortels ne peut rien faire d’autres que de prier. Le texte est très efficace (et très moderne) pour une chanson écrite en 1946:
Oh this world is at a tremble with its strength and mighty power
They’re sending up to heaven to get the brimstone fire
Take warning my dear brother, be careful how you plan
You’re working with the power of God’s own holy hand
Atomic power, atomic power
Was given by the mighty hand of God
Atomic power, atomic power
It was given by the mighty hand of God
You remember two great cities in a distant foreign land
When scorched from the face of Earth their power of Japan
Be careful my dear brother, don’t take away the joy
But use it for the good of man and never to destroy
Hiroshima, Nagasaki paid a big price for their sins
When scorched from the face of Earth their battle could not win
But on that day of judgment when comes a greater power
We will not know the minute, and we’ll not know the hour
Will The Fetus Be Aborted est une bravade à l’endroit de la droite religieuse et de ses efforts pour contrer le phénomène de l’avortement. La version de Johnny Cash, Jerry Lee Levis et Carl Perkins (à l’époque jeunes poulins de Sun Records) est un reprise du classique folk Will The Circle Be Unbroken écrite et publiée en 1935 par les membres de la célèbre famille Carter.
La pièce Love Me I’m a Liberal est, quant à elle, une attaque brillante du protest singer Phil Ochs contre les ‘gauchistes du dimanche’ qui proclamaient être des progressistes, mais n’étaient pas prêts à assumer les conséquences politiques de leur choix. Très baveuse il y a 40 ans, elle est toujours d’actualité 25 ans plus tard dans la relecture qu’en font Biafra et Nixon.
I cried when they shot John Lennon
Tears ran down my spine
And I cried when I saw “JFK”
As if I’d lost a father of mine
But Malcom-X and Ice-T had it coming
They got what they asked for this time
So love me, love me, love me,
I’m a liberal
I go to pro-choice rallies
Recycle my cans and jars
I’ll honk if you love the Dead
Hope those funny Grunge bands become stars
But don’t talk about revolution
That’s going a little bit to far
I cheered when Clinton was chosen
My faith in the system reborn
I’ll do anything to save our schools
If my taxes aint too much more
And I love Blacks and Gays and Latinos
As long as they don’t move next door
Rush Limbaugh and the L.A.P.D.
Should all hang their heads in shame
I can’t understand where they’re at
Arsenio should set them straight
But if neighborhood watch doesn’t know you
I hope the cops take your name
Yeah, I read the New Republican
Rolling Stone and Mother Jones too
If I vote it’s a democrat
With a sensible economy view
But when it comes to terrorist Arabs
There is no one more red, white, and blue
Once I was young and had an attitude
Stickers covered the car I drove in
Even went on some direct actions
When there weren’t rent-a-cops to be seen
Ah, but now I’ve grown older and wiser
And that’s why I’m turning you in
Toujours dans un souci de digestion, un nouvel ingrédient s’ajoute à notre pâté de campagne de la semaine dernière: l’ami François G. (il n’en manque pas une, celui-là) m’avise que la candidate libérale Hélène Leone, venue de l’ouest (introduire ici musique d’Ennio Morricone) pour battre Josée Verner, est non seulement le cas le plus pathétique de cours de parachutisme fédéral (elle réside à l’hôtel le temps de faire sa campagne électorale, quelle implication dans la circonscription), mais elle a dans son placard personnel une carrière lumineuse dans le domaine de la chanson. L’automne prend ses droits, l’unifolié est agité par un vent qui balaie ça et là quelques feuilles multicolores qui deviendront bientôt des ‘feuilles mortes’. Hit it, Hélène! On t’écoute.