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J’aime beaucoup le travail du dijonais Albert Marcœur, compositeur-musicien-bricoleur, expérimentateur, chercheur et définitivement trouveur. Depuis toujours. En fait depuis la fois où quelqu’un me glissait son classique “C’est raté, c’est raté” sur une cassette compilation à mon très grand plaisir. Il s’agissait d’une composition étriquée et intrigante qui parlait entre autres choses de la masturbation.

“Je retroussais, je retroussais, et la sève ne venait pas/Je retroussais encore plus vite, encore plus fort, j’imaginais, et la sève ne venait pas/… et la sève n’est pas venue/C’est raté, c’est raté…/Quand on s’énerve, on rate toujours…”

(Albert Marcoeur, 1974)

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L’auditeur aventureux doit se méfier toutefois des appellations un peu rapides, du genre “le Zappa français” qui catégorisent un peu injustement son travail. Depuis son tout premier album paru en 1974, Albert ne cesse d’étonner par son audace harmonique et son sens de l’innovation rythmique; ses compositions pour le moins étonnantes et originales accompagnent des textes quelque peu dérisoires (au début), des interrogations lucides, des jeux de mots parfois brillants et des observations sensibles.

à haute voix: “Comment se fait-il que les premières lettres du verbe AIMER soient A-I, et que les deux dernières d’avenir soient I-R?”

(Ma Vie Avec Elles, 1990)

2 pièces et un vidéo extrait de la télé française: “Son sac” donne une assez bonne idée de l’esprit qui régnait tant au niveau compositionnel que de l’interprétation à l’époque de son premier album; “Sports hasardeux” a été pour sa part écrite pour le spectacle thématique SPORTS ET PERCUSSIONS (qu’il a aussi présenté au Festival de Musiques Actuelles de Victoriaville le 19 mai 1994. Celle-là était une observation sur l’étrange sport consistant à gratter des billets de loterie!



Albert Marcœur - Son Sac

Albert Marcœur - Sports hasardeux

L’ami François G. m’avise de l’existence de cet enregistrement fabuleux de Kamal Hassan, danseur émérite et séducteur extraordinaire qui sévit sur la planète Bollywood au grand plaisir des amateurs du genre. Oui, le cinéma et la musique indienne sont assez hallucinants pour les occidentaux que nous sommes.




C’est pas pour le relancer, là. Mais aucune chanson ne réussira à créer chez moi un choc culturel aussi grand que celui vécu alors que j’entendais la chanson Choli Ke Peechay pour la première fois. Sauf peut-être quand j’ai pu enfin voir le film d’où elle avait été tirée Khal Nayak. On parle d’un TRÈS grand succès et d’un gros scandale causé entre autres par le grand climat de sensualité qui prévaut tout au long de la chanson. Il existe une version féminine et masculine de la chanson. Les danseurs qui s’illustrent ici sont Madhuri Dixit et Neena Gupta.

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Parlons de Québec, autrement que dans ses ornières habituelles. Et abordons le cas Lunasam. Décrite dans le communiqué de presse comme une “formation ectoplasmique”, le trio lançait en juin 2008 (merde, j’ai manqué ça!) son premier album. L’Homme Scalp a eu l’honneur toutefois d’en diffuser une première mouture dans le cadre de l’émission de radio du même nom sur les ondes de CKRL et la réaction a été immédiate: très positive!

Faut dire que les gars sont issus d’une époque très florissante du rock made in Québec-la-ville : Denis de Carnivore et Turbine Depress, Robert des Modernes Pickles, et Bertrand des Biberons Bâtis et aussi des Modernes Pickles. Si vous avez la patience d’un historien, la curiosité du trouveur (et par le fait même du chercheur), je ne peux que vous recommander très chaudement l’extraordinaire site web de Satan Bélanger. Non, il ne s’agit pas, comme son nom le laisserait supposer, d’un lieu de rencontre occulte du Parti Conservateur du Canada, mais plutôt d’un endroit pour promouvoir la musique de fous magnifiques.

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Les membres de Lunasam ont choisi de se présenter ainsi : “…il est chuchoté que Robert le plus jeune se déclare l’incarnation même d’un mort vivant nommé le Comte Downe, descendant direct des Szegelys, la peuplade légendaire parmi laquelle était choisie la garde d’honneur du redoutable Vlad Tepes (Dracula), et qu’il chante avec mélancolie à sa prochaine promise en lui vouant un amour éternel qui ne lui coûtera que sa dernière goutte de sang.

Denis, un esprit tortueux et monstrueusement pervers en ce qui a trait l’écriture, est également un bourreau chevronné de la guitare, la faisant crier, haleter et gémir sans cesse, un véritable Nosferatu assoiffé de son qui transperce les oreilles pour mieux trancher les âmes étriquées en deux.”

Bertrand est un sinueux horloger qui sait doser le châtiment, mesurer la terreur et organiser la souffrance informatique, tout en apportant une aide essentielle à ses deux mauvais compagnons pour qu’ils puissent suivre leurs redoutables instincts.”

Les membres de Lunasam affichent un parti-pris évident pour la technique du cut-up et l’album a un petit quelque chose d’éthéré dans sa production. L’expérience de “montage audio électrorock” a consisté à mixer chaque chanson pour obtenir un son unique, de varier les styles, et d’alterner l’ordre des interprètes pour donner la nette impression d’écouter un disque compilation de plusieurs groupes plutôt que la réalisation d’une seule formation, encore moins un trio, même augmenté de l’apport vocal précieux de trois chanteuses invitées. Ça donne un résultat assez étourdissant, une production assez chargée, mais parfaitement originale et pertinente.

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À travers les créations originales se glissent ça et là des citations/allusions/pastiches d’oeuvres musicales évidentes du répertoire populaire rock des 40 dernières années (Smoke on The Water, Sunshine of Your Love, World of Pain). Extirpée du site web de Lunasam, une dissertation très intéressante qui m’a, comme qui dirait, “interpelé” : ‘La parodie maintient une relation ambivalente et efficace avec l’objet de la moquerie: d’un côté son objectif est de rabaisser par l’exagération, mais son succès tient également à une mélancolie sous-jacente qui rend hommage amer à sa victime.’ (Maurizio Cattelan)

2 extraits, avec la permission des auteurs. Mais je vous invite à ramasser le disque chez votre disquaire indépendant ou chez les producteurs eux-mêmes.

Lunasam - Boucane sur le fleuve

Lunasam - Rose Selavy

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Au départ, aussi loin que je me souvienne, elle évoque pour moi un poste de radio AM mal synthonisé au milieu des années 70. Mais pour la plupart des gens à qui je mentionne le titre, elle rappelle immédiatement un slow collé, un baiser mouillé, une conclusion amoureuse ou n’importe quel moment humide vécu au son du classique Love Hurts de Nazareth. Définitivement la première power balad digne de ce nom!

Le jour où j’ai pris la peine de m’y arrêter, j’ai découvert que Love Hurts est en réalité une composition de Boudleaux Bryant écrite en 1960 et enregistrée pour la première fois par les Everly Brothers. Elle a ensuite été reprise par Roy Orbison, Gram Parson et Emmylou Harris avant de sombrer dans l’oubli; pour ensuite renaître avec une version rock du groupe Nazareth qui en fit le succès international que l’on sait (surtout au Canada) et l’enregistrement le plus célèbre de la chanson.


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Permettez-moi d’ajouter une version pas piquée des vers de la chanson. Celle de Éric Goulet, alias Monsieur Mono, accompagné par Mara Tremblay. Leur interprétation est inspirée bien évidemment par celle de Gram Parson des Flying Burrito Brothers, avec son côté triste à pleurer. Tellement belle. Tellement réussie. Ça provient de l’album Pleurer la mer morte.


(1960) Everly Brothers - Love Hurts

(1961) Roy Orbison - Love Hurts

(1974) Gram Parsons & Emmylou Harris - Love Hurts

(1975) Nazareth - Love Hurts

(1981) Don McLean - Love Hurts

(1981) Q-Tips with Paul Young - Love Hurts

(2005) Monsieur Mono & Mara Tremblay - Love Hurts

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Neil Young sera au Centre Bell de Montréal le 1er décembre prochain. J’ai déjà fait part de mon attachement pour le bonhomme, alors je n’ai pas besoin de vous dire que je me suis garroché pour obtenir une paire de billets comme un véritable ouragan. Et c’est écrit dans le ciel: à moins d’un problème majeur, je verrai Neil enfin en chair et en os. Je sais, j’ai l’air d’un groupie. Et je m’en contrefous. Je viens de parcourir les pages écrites par les autres blogueurs de musique et je suis tombé sur une compilation très intéressante * autour de l’album ON THE BEACH revisité par des artistes aux horizons très variés. Et je vais commencer par ce bout-là l’exploration de son oeuvre.

On The Beach est le 5ème album studio et solo de Neil Young. Il a été enregistré en 1974, alors que l’artiste allait plutôt mal. Il contraste avec son image habituelle et dévoile un univers dévasté, à des années lumières des rêves hippies et des béatitudes du Loner. L’album ouvre la porte à une période qui s’achèvera de façon glorieuse avec “Rust Never Sleeps” en 1979. Neil Young y panse ses plaies (plusieurs douleurs personnelles) et pose son regard lucide sur la célébrité; il règle ses comptes avec les critiques et raconte la cavale de Charles Manson. L’album sera mal accueilli mais s’est imposé avec le temps comme l’un de ses meilleurs.

Voici l’album au complet interprété dans le même ordre par:

Jeff Tweedy - Walk On
The Byrds - See the Sky About to Rain
The Waco Brothers - Revolution Blues
The Be Good Tanyas - For the Turnstiles
Mercury Rev - Vampire Blues
The Walkabouts - On the Beach
Scott Miller and the Commonwealth - Motion Pictures
Grapefruit Ed - Ambulance Blues

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Neil Young’s On The Beach - Covered by

partie 1

partie 2

* Merci à l’auteur du blog Cover Me pour l’idée originale et à Garrison Beau Scott pour la pochette.

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Hector Zazou - 1948-2008


Le site de l’étiquette Crammed Discs nous apprend ceci :

Nous vous annonçons avec une infinie tristesse que Hector Zazou nous a quitté le 8 septembre 2008 à Paris, dans sa soixantième année, à la veille de la parution d’un nouvel album enregistré en Inde (In The House Of Mirrors).

Explorateur fasciné des musiques du monde, pionnier des expérimentations électroniques, amoureux des voix féminines et des quatuors à cordes, arrangeur délicat et amateur de rock étrange, Hector Zazou n’a cessé de surprendre à chaque nouvel album, naviguant entre les genres pour créer les mélanges les plus subtils.

En témoigne une discographie riche d’albums originaux et souvent précurseurs, tels que Barricades 3 (1976, avec Joseph Racaille), Noir et Blanc (l’album qui posa les bases de la fusion afro-électronique, enregistré en 1983, avec le chanteur congolais Bony Bikaye), Les Nouvelles Polyphonies Corses (lauréat d’une Victoire de la Musique en 1992), Sahara Blue (1992, avec John Cale, Bill Laswell, Khaled…), Chansons des Mers Froides (1994, avec Björk, Suzanne Vega, Siouxsie), Lights In The Dark (1998, avec Brendan Perry, Ryuichi Sakamoto, Peter Gabriel) et une quinzaine d’autres, qui lui confèrent une place de premier plan sur la scène internationale.

Réalisateur sollicité, il a entre autre travaillé avec les chanteuses Yungchen Lhamo (Tibet), Sevara Nazarkhan (Ouzbékistan) et Laurence Revey (Suisse), avec le flûtiste galicien Carlos Nuñez ou avec le groupe italien PGR. Musicien respecté par ses pairs, il a collaboré avec Jon Hassell, Manu Dibango, John Cale, Harold Budd, Brian Eno, Peter Buck, Bill Rieflin, Nils Petter Molvaer, Laurie Anderson, Lisa Germano, David Sylvian, Jane Birkin, Lisa Gerrard, Asia Argento, Gérard Depardieu…

Crammed Discs a eu le bonheur d’entretenir une longue relation amicale et productive avec Hector Zazou, depuis le début des années 80, qui a donné lieu à la production et la publication de dix de ses albums. Le onzième est ‘In The House Of Mirrors’, un disque merveilleux et malheureusement posthume, qui paraîtra le 6 octobre.

Nous nous associons à sa famille et à ses proches en ce moment de deuil. Il nous manquera terriblement.

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Quelques informations supplémentaires : Né en Algérie (Sidi Bel Abbès) en 1948 d’une mère espagnole et d’un père français, Pierre Job se choisit le pseudonyme de Zazou en hommage à la jeunesse des années 45/50 amoureuse de jazz et d’élégance made in the USA. Il a commencé sa carrière à la fin des années 60, après avoir étudié la musique classique et le jazz d’avant-garde, il s’inspirera également de l’oeuvre de Captain Beefheart.

Je vais faire exception à ma règle et vous proposer cette pelletée d’albums que je vous invite à ramasser et à écouter avec plaisir et recueillement.

Hector Zazou - La Perversita

Hector Zazou - Géographies

Hector Zazou - Las Vegas Is Cursed

Hector Zazou - Lights in The Dark

Hector Zazou - Sahara Blue

Hector Zazou - Chansons des Mers Froides

Hector Zazou - Strong Currents

Croyez-vous vraiment que je vais tout simplement m’ajouter à la cohorte des dénigreurs de Stéphane Dion? Voyons donc! Ça commence à faire, là. Les stratèges conservateurs ont diffusé un document vidéo défécatoire montrant notre auguste universitaire en fâcheuse position face à un volatile trop lourd pour continuer. Stephen Harper a présenté ses excuses en se retenant à peine de rire de son adversaire.


N’allez pas croire que Stéphane a été choisi simplement parce qu’il porte le même prénom que le chef conservateur et que les sbires libéraux tentent de confondre des électeurs qui ne porteraient pas attention à leur vote. Il est pourtant facile de différencier les deux. L’allure vestimentaire fringante du chef libéral, ses cheveux au vent et ses lunettes sportives font de lui un candidat attrayant. Et ne trouvez-vous pas charmant un homme qui laisse aller ses pulsions agressives en s’amusant à des jeux vidéos normalement réservés aux adolescents attardés?


Les vrais défenseurs de Stéphane Dion vont un jour se lever. Et ce jour-là, croyez-moi, ça va faire mal et la terre va trembler. Ça suffit, il a assez souffert! Tiens ça me rappelle quelque chose.

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Je viens de recevoir un courriel d’un producteur qui m’invite à parler de Réal V. Benoit. J’enverrais normalement le tout dans le 3ème tiroir, mais il s’agit de Réal V. Benoit! Et l’Abitibien est rien de moins qu’un personnage marquant de la culture populaire underground québécoise. Et quand je dis underground, je ne parle pas des disques que les gens écoutaient dans leur sous-sol. © Il s’agit d’un authentique mineur de profession, originaire de Rouyn-Noranda. Tiens, je vous livre ici, en copié-collé, la notice biographique retrouvée sur le site ouèbe de l’artiste. Je pense que ça en dit pas mal.


Auteur, compositeur et interprète, originaire de Rouyn-Noranda, Réal V. Benoit se fait la voix du monde ordinaire, avec ses questions existentielles, philosophiques ou sociales. Mineur de profession, il a connu une certaine popularité au milieu des années 70 (de 71 à 75 plus exactement) avant de retourner poursuive sa carrière de mineur en Abitibi Témiscamingue où il est né.

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En fait, au cours de sa brève carrière, il s’est un peu fait avoir par des producteurs qui ne le voyaient que comme un produit de consommation. Il devait se produire avec son casque de mineur pour faire différent des autres et s’attirer ainsi un capital d’empathie de la part des travailleurs ordinaires. Cela a marché mais notre homme n’était pas heureux. Il n’a pas vu un seul dollar des trois albums qu’il a mis sur le marché à cette époque. Le premier avait la particularité (très mauvaise) d’offrir la voix de Réal d’un côté et la musique de l’autre, un vraie farce pour quiconque est sérieux en musique. Les DJs de l’époque ont refusé de faire jouer cette erreur et l’ami Réal en était très peiné.

Heureusement, son talent était palpable sur scène et on a pu le voir dans plusieurs boites à chanson, faire son petit bonhomme de chemin jusqu’à ce que plusieurs de ces endroits doivent fermer leurs portes et Réal devait ensuite se contenter de tourner dans des hôtels miteux. Il serre sa guitare en 1975, fait le voeu qu’on ne l’y reprendra plus et retourne à la mine.

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Ce n’est que 25 ans plus tard, à la demande d’un inconnu qui lui offre une salle pleine de spectateurs qui se souvenaient de lui qu’il accepte de reprendre le flambeau. Invité par la suite à faire la première partie de Fred Fortin en tournée, il reprend goût à la scène et décide d’offrir son ancien comme son nouveau matériel en format CD. En novembre 2005, Réal participe au Coup de Coeur Francophone à la Place des Arts, il interprète plusieurs des pièces de son plus récent album intitulé Sérieusement. Le poète de l’humain est toujours là, solide et direct. Les années n’ont pas altéré sa quête des vraies choses et le nombre de questions qu’il se pose semble aussi volumineux qu’à l’époque. Un homme et un artiste important.


Depuis son extraordinaire premier album (Voilà Réal V. Benoit), en passant par le fameuse pochette en billet de 5 dollars, jusqu’à sa renaissance toute nouvelle, RVB est définitivement un personnage qu’il est impossible d’éviter. Tapez-vous entre autres “Le gros mangeux de suçons pis de gomme” ou “Les baveux” pour découvrir un artiste hors du commun. Un extrait vidéo de son spectacle. Long monologue, la chanson est mieux livrée que l’originale qui était mal enregistrée et sonnait le cul. Remettez les pieds chez votre disquaire de collection pour retrouver les disques de Réal V. Benoit ou allez visiter son site.

© Cette blague appartient à François Tremblay.

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