En guise d’introduction au prochain morceau, le compositeur Carl Stalling (auteur génial des musiques de Bugs Bunny) avait arrangé cette belle variation autour de la pièce Chinatown, My Chinatown (il faudra que je revienne sur cette dernière dont j’ai ramassé des dizaines de versions). 9 secondes, mais c’est du pur plaisir. Ensuite, Spike Jones et sa troupe THE CITY SLICKERS se payent la traite avec une version du classique Mule Train à la sauce chinoise. Tous les clichés sonores chinois y sont. Portez attention au sens du timing. À la rythmique d’une précision extraordinaire. Mule Train représente l’archétype de la chanson western; on y entend un conducteur qui décrit la marchandise qu’il livrera à sa clientèle. Cette pièce a été popularisée par Gene Autry, Frankie Laine, Bing Crosby, Tennessee Ernie Ford et Vaughn Monroe.
Qui : Les New Cackle Sisters Quand : 30 juillet 19:00 Où : Espace 400ème, Vieux-Port de Québec>
Le Québec aura mis au monde les surréalistes soeurs Dessurreault et l’Oncle Sam les soeurs DeZurik ! Le jeu de mots - phonétiquement agréable, mais un peu cheap je l’admets - ne rend pas tout à fait justice à l’incroyable succès de celles qu’on a aussi surnommé The Cackle Sisters. Mary Jane et Carolyn Dezurik sont apparues dans le paysage musical radiophonique pendant la deuxième moitié des années 30. Elles ont été les premières femmes à devenir en même temps stars au National Barn Dance et au célèbre Grand Ole Opry Show, principalement à cause de leur yodel très original.
Les soeurs DeZurik ont été élevées sur une ferme de Royalton (Minnesota) au sein d’une famille très portée sur la musique (père violoniste, soeurs chanteuses, frère accordéoniste et guitariste). Inspirées par leur famille et les sons environnants (bruits de la ferme, cris d’animaux, de poules et d’oiseaux), elle ont développé un répertoire et un style musical charmant, dévastateur – voire carrément obsédant – composé de notes haut-perchées, de petits cris et d’un yodel qui risque de vous faire lever le poil sur les bras si vous êtes moindrement sensibles à ce genre d’inflexions vocales.
Après des apparitions régulières à la radio de Chicago, elles ont été embauchées pour chanter à l’émission Purina Mills’ Checkerboard Time où elles ont été présentées pour la première fois sous le nom The Cackle Sisters. Six chansons de leur répertoires ont été immortalisées sur disque et il existe quelques enregistrements de leur performance à la radio. On doit rendre hommage à ces pionnières du Sud des États-Unis qui, comme des dizaines d’autres en cette période d’avant-guerre (Lulu Belle, Roba Stanley, Coon Creek Girls, Aaron Sisters, Carter Family, Patsy Montana, Leatherman Sisters, Southlands Ladies Quartette), se sont approprié l’héritage de la musique country américaine et ont réussi à s’établir musicalement dans un monde d’hommes.
Le répertoire plutôt singulier des Dezurik Sisters est demeuré plutôt confidentiel au cours des décennies qui ont suivi et le serait probablement resté si des archivistes maniaques n’avaient pas eu la bonne idée de faire circuler sur le Web le témoignage audio de leurs caquètements et de leur sens naturel de l’harmonisation. L’Homme Scalp et ses amis mélomanes (tiens! voilà que je parle de moi à la troisième personne!) sont tombés sous le charme et les pièces disponibles se sont rapidement retrouvées dans leur discothèque. Et il faut remercier pour ça les auteurs du projet 365 Days qui ont eu la bonne idée de nous les faire connaître dès 2003, l’étiquette Trikont pour la publication de l’album Flowers In The Wildwood – Women In Early Country Music 1923-1939 et le site web de la station indépendante WFMU pour la publication des enregistrements de l’émission de radio Purina Mills’ Checkerboard Time.
Petit train va loin, faut croire. Les chansons enregistrées par les belles du poulailler ont fait l’objet d’un bouche à oreille efficace et se sont retrouvées entre les mains (et les oreilles) des artistes Gabrielle Bouthillier (merveilleuse collaboratrice de Strada) et Danya Ortmann (talentueuse vocaliste de jazz) qui ont décidé d’en faire un projet de recherche approfondie, d’apprendre le répertoire et de le présenter devant leur public des petites salles de Québec et des bars spectacles du Quartier Saint-Jean-Baptiste. Avec l’aide de l’Orchestre d’Hommes-Orchestre (un surprenant combo de musiciens et acteurs dédiés à la réactualisation de vieux répertoire, de l’oeuvre de Tom Waits et à l’invention de nouvelles manières de présenter la musique), elles ont préparé un spectacle unique qui fera sa place et récoltera très certainement un appui critique et populaire. Présenté en privé devant un public restreint, le concert « post-laboratoire » s’est terminé en une pluie d’éloges. Les spectateurs (j’y étais) ont apprécié le côté ludique des Hommes-Orchestre et le considérable travail de recherche musical des New Cackle Sisters.
Non, les New Cackle Sisters ne lanceront pas d’albums pour témoigner de leur travail. Il faudra vous déplacer pour les voir. Ne vous attendez pas à un bête spectacle-hommage, à un concert d’imitatrices ou à un sage concert à saveur historique. Vous aurez plutôt droit à une relecture passionnante d’une culture oubliée dont les racines ne sont pourtant pas si loin des nôtres. Gabrielle et Danya ont aussi eu la bonne idée de ne pas emprunter un accent sudiste américain et de conserver le caractère unique et la personnalité de leur propre voix. Ce qui donne au résultat une authenticité indéniable, autant du point de vue de l’interprète que de celui de l’oeuvre originale.
Générique du spectacle:
Les New Cackle Sisters : Danya Ortmann, Gabrielle Bouthillier
Guitariste : Jasmin Cloutier
Leurs machinistes : Bruno Bouchard, Simon Drouin et Simon Elmaleh
Le 1er juillet est pour la plupart d’entre vous l’occasion de profiter d’un congé bien mérité. Et que serait-on sans ces merveilleuses vacances (aux frais de la Reine, bien entendu) ? Et n’oublions pas de quoi il s’agit: nous sommes présumément en train de célébrer la Fête du Canada, terre de nos aïeux dont le front est ceint de fleurons glorieux. Et quand vient le temps de vanter ce beau pays, il faut invariablement se tourner vers Stompin’ Tom Connors, un chanteur tellement canadien que ç’en est désespérant!
Charles Thomas Connors, natif de Saint John (Nouveau Brunswick), a traversé son pays dont il a foulé chaque racoin, des Montagnes Rocheuses jusqu’à Terre-Neuve en passant par le Yukon, afin d’en tirer toute la substantifique moëlle culturelle. Il a produit une bonne vingtaine d’albums remplis de chansons ayant pour thématique le Canada et ses vertus. Rien de moins. Alors que Beau Dommage créait au milieu des années 70 des chansons autour des noms de rues à Montréal, Stompin’ Tom, lui, déclinait le Canada, ses provinces et ses capitales. Faites écouter ça aux enfants qui ont coulé leurs leçons de géographie et regardez-les souffrir.
Le bluegrass et la musique old-time sont depuis toujours des styles musicaux privilégiés dans le coeur de l’Homme Scalp (merci du fond du coeur à l’ami Gaétan Jobin qui m’a refilé jadis ses albums de New Grass empêchant ainsi la contamination de mes jeunes oreilles par la musique plate des années 80). Quelle ne fut pas ma surprise et mon enchantement de constater, au début des années 2000, un engouement public de plus en plus fort pour le genre quand le film d’aventures O Brother, Where Art Thou? des réalisateurs Joel and Ethan Coen est apparu sur nos écrans. Et pour le simple plaisir d’agrémenter vos oreilles – celles-ci étant peut-être endolories par une exposition précoce à la musique de mauvaise qualité – je vous présente deux grands de la nouvelle musique country-folk alternative.
Tout d’abord, Gillian Welch. On dirait que la native de Los Angeles est en train à elle seule de secouer un peu le monde figé de la musique traditionnelle en reprenant à sa manière le folklore des Appalaches et les harmonies propres à la famille Carter, aux classiques de Nashville, tout en rendant hommage aux grands auteurs-compositeurs comme Bob Dylan, Neil Young ou Townes Van Zandt. Dites-moi que vous ne craquez pas sur cet exceptionnel duo avec Alison Krauss; elles reprennent I’ll Fly Away, une chanson religieuse traditionnelle de la fin des années 20.
Ensuite, Old Crow Medicine Show. Les musiciens de Nashville écument les salles de spectacles avec des chansons originales et un répertoire de standard blues et folk ou de pièces oubliées depuis la deuxième guerre mondiale. Kevin Hayes (Guitjo et voix), Ketch Secor (violon, harmonica, banjo et voix), Morgan Jahnig (contrebasse), Willie Watson (guitare, banjo et voix) et Gill Landry (guitare slide, banjo et voix) ont attiré l’attention avec des chansons qui parlent de lieux sordides, de prostitution, d’alcool et de drogues dures. Je vous avertis, c’est infectieux! Ils sont plus qu’excellents. Du folk old-time avec un énergie aussi communicative que les Rolling Stones. En apéritif, Gillian Welch les a invités sur scène pour reprendre The Weight, un classique du groupe The Band.
Old Crow Medicine Show a fait paraître les albums Eutaw (2001), OCMS (2004), Big Iron World (2006) tous couronnés de succès et produits par le guitariste David Rawlings. Ils ont accompagné et fait la première partie de Dolly Parton, ont été louangés par les principaux diffuseurs de musique country et ont impressionné à peu près tout le monde par leur mélange bien dosé de ce qui fait la force de l’Americana dans le grand imaginaire musical mondial : folk, blues, gospel, bluegrass et un peu de bon vieux rock and roll.
Pour tout vous dire, la maison et l’auto de L’Homme Scalp et de sa bien-aimée sont envahies par la nouvelle parution de OCMS. Et ça tourne rapidement à l’obsession. Le groupe s’est allié au légendaire Don Was, musicien de renom (Was Not Was) et producteur de grand talent (Bob Dylan, Bonnie Raitt, The Rolling Stones, Khaled) et vient de lancer TENNESSEE PUSHER. Contrairement aux puristes qui lèvent le nez sur cette association, je crois que leurs chansons sont plus solides et encore plus éclatantes. Don Was a simplement ajouté un peu de rondeur à leur son, mais l’énergie de base est exactement la même. Jugez-en par vous même et allez ramasser ça chez votre disquaire.
Voici l’intégral de l’émission de Noël diffusée le 21 décembre 2008 sur les ondes de CKRL. Simple-cliquez sur les liens des parties 0 à 9 pour écouter seulement ou Clique-gauche pour télécharger le contenu.
Animation: Claude Brindamour
Mise en onde et animation : Denise Leclerc
Squirrel Nut Zippers – Hanging Up My Stockings
The New Duncan Imperials – Santa Claus Is Alive
Dejean’s Olympia Brass Band of New Orleans – Rudolph
Dan Tyminski – Frosty The Snowman
Big John Greer – We Wanna See Santa Do The Mambo
Mojo Nixon – Trim Yo’ Tree
El Vez – Christmas Wish (Santo and Johnny)
Count Basie Remixed by Real Tuesday Weld – Good Morning Blues
Louis Armstrong – The Heavy Remix – Zat You Santa Claus
Les Jaguars – Le Casse-noisette
Les Chantels – La fée des étoiles
Inconnu – Votre Petit Chien Madame
Pierre Lacroix – Le Miracle de la Vésicule Biliaire
Hasil Adkins – Santa Claus Boogie
Jacques Dutronc – La fille du père Noël
Brenda Lee – I’m Gonna Lasso Santa Claus
Barry Bowman & Rick Preston – Elvis is Alive and well and playing Santa at Sears
Dick Rivers – Amour des Neiges
Les Allegros – J’ai grand désir de votre amour
Guy Boucher – Neige à Gogo
Les Baronets – Cet hiver je n’aurai plus froid
Mae West – With Love From Me To You
Les minous blancs – Près de toi Père Noël
Les quatre barbus – L’alcool
Lucien Boyer – Le robineux
Lucien Boyer – Y mouillera plus pantoute
Claude Brindamour et Denise Leclerc – Petit Papa Noël
La Famille Brassard – J’ai vu maman embrasser le Père Noël
Deverchère Mercier – Canada Dry
mARThelène Zackman – Noël
Archives Radio – Le Bolo de Noël
Studio Brasseur – Allô le ciel
Deverchère Mercier – Feedback de Noël
Henri Salvador – C’est Noël ma mie
Enrico Macias – Souviens-toi des Noël de là-bas
Les Poppys – Noël 70
Bruno Fecteau – Il est né É.U. Palestine
Rock Harvey – Noellement incorrect
Deverchère Mercier – Pis Mangez Toutes de la Crotte
South Park – Mr. Hanky The Christmas Poo
Dies Irae – Shepherd’s Song
Bob Rivers – Porky Pig’s Blue Christmas
Evan Johns And His H-Bombs – Please Mr. Santa Claus
Nina Simone – I’m blessed
Gina et son orchestre – Mes parents
Les frères Brozeur – C’est bientôt Noël
Carl Robitaille et Jacques Ferland – Le 23 décembre
Joseph – Le père Noël c’t'un Québécois
Arthur et la Dinde – Je viens tout le menton mouillé
Jean-Paul II – Les tourtières
Banks Soundtech Steel Orchestra – God Rest Ye Merry Gentlemen
Tiny Tim – Santa Claus has got AIDS This Year
Deverchère Mercier – Les Métals
Cuba L.A. – Deck The Hall
Jacques Brel – Le diable
Martin Léon – L’enfer est sold-out
Le père Tremblay et les nouveaux Alléluias – Jésus
JPPL – Cent sous dans l’tronc
Ace Cannon – Let it Snow, Let it Snow, Let it Snow
André Arthur / Christian Thibault – Noël isole
Tom Waits & Peter Murphy – Noel Sucks
Lily Lanken & Martha Wainwright – Rebel Jesus
Fred Lebrasseur – Le traîneau de Paganini
The Toronto Children’s Choir – The Huron Carol
The Westminster Chorale – Carol of The Bells
Sufjan Stevens – Angels We Have Heard On High
La Nef et Les Charbonniers de l’Enfer – Reel à Bouche
Sufjan Stevens – Put The Lights On The tree
Lily Lanken, Martha Wainwright, Kate & Anna McGarrigle – Il est né / Ça bergers
Claude Brindamour et Denise Leclerc – Sainte Nuit
Aimee Mann – God Rest Ye Merry Gentlemen
The 3 Weissmen / Schlepp The Halls With Loaves Of Hallah
Deverchère Mercier – La Petite Danny Blouin
Bela Fleck And The Flecktones – Sleigh Ride
Ralph Stanley – Christmas is Near
Dan Hicks – Somebody Stole My Santa Claus Suit
Brian Setzer – Sleigh Ride
Marvin Gaye – Purple Snowflakes
Tim Fuller Experience – Hipsters Holiday – Silent Night
Lalo Schiffrin – Joy To The World
Voilà, c’est notre cadeau pour 2008… amusez-vous bien.
Je discutais avec des collègues sur les différences d’interprétation du mot ‘libéral’ au Canada et aux États-Unis d’Amérique (un libéral étant associé à la droite affairiste et conservatrice ici, plutôt que démocrate, libertaire et dépensier aux É.U.). Ça m’a fait penser à la chanson ‘Love Me I’m a Liberal’ composée par Phil Ochs et reprise (avec un texte modifié) sur l’album Prairie Home Invasion de Jello Biafra et Mojo Nixon. Les deux personnages sont les dignes descendants du mouvement contre-culturel de la fin des années 60 et se sont permis des interprétations vigoureuses de quelques classiques ou trésors oubliés de la chanson américaine. Le premier (né Eric Reed Boucher) a fondé les Dead Kennedys à San Francisco; il est aussi un musicologue chevronné et sympathisant des idées politiques de la gauche. Le deuxième (né Neill Kirby McMillan) fait partie du mouvement psychobilly et saupoudre ses chansons de références à la culture populaire et se sert de la chanson pour propager ses idées politiques libertaires.
En tout premier lieu, Atomic Power des frères Chester et Lester Buchanan, valait d’être ressuscitée. Un texte qui résume parfaitement l’angoisse populaire devant une arme menacante contre laquelle le commun des mortels ne peut rien faire d’autres que de prier. Le texte est très efficace (et très moderne) pour une chanson écrite en 1946:
Oh this world is at a tremble with its strength and mighty power
They’re sending up to heaven to get the brimstone fire
Take warning my dear brother, be careful how you plan
You’re working with the power of God’s own holy hand
Atomic power, atomic power
Was given by the mighty hand of God
Atomic power, atomic power
It was given by the mighty hand of God
You remember two great cities in a distant foreign land
When scorched from the face of Earth their power of Japan
Be careful my dear brother, don’t take away the joy
But use it for the good of man and never to destroy
Hiroshima, Nagasaki paid a big price for their sins
When scorched from the face of Earth their battle could not win
But on that day of judgment when comes a greater power
We will not know the minute, and we’ll not know the hour
Will The Fetus Be Aborted est une bravade à l’endroit de la droite religieuse et de ses efforts pour contrer le phénomène de l’avortement. La version de Johnny Cash, Jerry Lee Levis et Carl Perkins (à l’époque jeunes poulins de Sun Records) est un reprise du classique folk Will The Circle Be Unbroken écrite et publiée en 1935 par les membres de la célèbre famille Carter.
La pièce Love Me I’m a Liberal est, quant à elle, une attaque brillante du protest singer Phil Ochs contre les ‘gauchistes du dimanche’ qui proclamaient être des progressistes, mais n’étaient pas prêts à assumer les conséquences politiques de leur choix. Très baveuse il y a 40 ans, elle est toujours d’actualité 25 ans plus tard dans la relecture qu’en font Biafra et Nixon.
I cried when they shot John Lennon
Tears ran down my spine
And I cried when I saw « JFK »
As if I’d lost a father of mine
But Malcom-X and Ice-T had it coming
They got what they asked for this time
So love me, love me, love me,
I’m a liberal
I go to pro-choice rallies
Recycle my cans and jars
I’ll honk if you love the Dead
Hope those funny Grunge bands become stars
But don’t talk about revolution
That’s going a little bit to far
I cheered when Clinton was chosen
My faith in the system reborn
I’ll do anything to save our schools
If my taxes aint too much more
And I love Blacks and Gays and Latinos
As long as they don’t move next door
Rush Limbaugh and the L.A.P.D.
Should all hang their heads in shame
I can’t understand where they’re at
Arsenio should set them straight
But if neighborhood watch doesn’t know you
I hope the cops take your name
Yeah, I read the New Republican
Rolling Stone and Mother Jones too
If I vote it’s a democrat
With a sensible economy view
But when it comes to terrorist Arabs
There is no one more red, white, and blue
Once I was young and had an attitude
Stickers covered the car I drove in
Even went on some direct actions
When there weren’t rent-a-cops to be seen
Ah, but now I’ve grown older and wiser
And that’s why I’m turning you in
Au départ, aussi loin que je me souvienne, elle évoque pour moi un poste de radio AM mal synthonisé au milieu des années 70. Mais pour la plupart des gens à qui je mentionne le titre, elle rappelle immédiatement un slow collé, un baiser mouillé, une conclusion amoureuse ou n’importe quel moment humide vécu au son du classique Love Hurts de Nazareth. Définitivement la première power balad digne de ce nom!
Le jour où j’ai pris la peine de m’y arrêter, j’ai découvert que Love Hurts est en réalité une composition de Boudleaux Bryant écrite en 1960 et enregistrée pour la première fois par les Everly Brothers. Elle a ensuite été reprise par Roy Orbison, Gram Parson et Emmylou Harris avant de sombrer dans l’oubli; pour ensuite renaître avec une version rock du groupe Nazareth qui en fit le succès international que l’on sait (surtout au Canada) et l’enregistrement le plus célèbre de la chanson.
Permettez-moi d’ajouter une version pas piquée des vers de la chanson. Celle de Éric Goulet, alias Monsieur Mono, accompagné par Mara Tremblay. Leur interprétation est inspirée bien évidemment par celle de Gram Parson des Flying Burrito Brothers, avec son côté triste à pleurer. Tellement belle. Tellement réussie. Ça provient de l’album Pleurer la mer morte.
Hal Willis. Un nom qui ne me disait rien jusqu’à ce que monsieur Eiffel me mette la puce à l’oreille sur son blogue très fourni et riche de trouvailles magnifiques. J’apprends que l’artiste est en réalité Québécois, qu’il s’appelle Léonald (!) Gauthier et est né à Rouyn au coeur d’une région de bûcherons et de mineurs. Après avoir entendu Hank Williams à la radio, Léonald se met au monde et décide qu’il deviendra chanteur. Le gars a fait carrière en Ontario et aux États-Unis et son étoile a jadis brillé au panthéon du country. Une curiosité qui est tombé par hasard entre mes oreilles et que je trouve amusante. Léonald trouve donc sa place dans la noble liste des 100 chansons de la compilation Musique Pas d’Air. Si son histoire vous intéresse, je vous redirige ici et en attendant écoutez celle-là.