Rock, Pop


Décidément, Paul McCartney fait encore des siennes dans les pâturages de L’Homme Scalp (après un passage remarqué sur les terres d’Abraham Martin en juillet dernier). Toujours dans le but de répondre à un besoin éducatif pressant, j’ai décidé de publier la discographie officielle des Beatles avec la particularité suivante : aucun album ne sera oublié, mais les titres choisis proviendront des dizaines de milliers de versions qui se sont retrouvées entre mes mains ou dans mon ordinateur.

Vous aurez droit aux artistes en herbe, aux gratteux de guitare, aux vedettes déjà établies et à tous les autres qui ont, un jour ou l’autre, voulu imiter leurs idoles et tenté de monter dans l’autobus du showbiz (un billet aller pas trop cher, mais un retour parfois difficile). Et ça fait pas mal de stock, ça. Comme toujours, je suis ouvert à vos réflexions et à vos suggestions. On pourrait par exemple, ajouter des pièces cachées ou des bonus tracks, comme disent les Français.

Débutons, comme il se doit, avec Please Please Me. L’album a été enregistré de septembre à novembre 1962, sous les bons soins de George Martin, avant de paraître le 22 mars 1963 sur étiquette Parlophone Records. Je fais exception déjà à la règle que je me suis imposée en incluant sur la compilation l’originale de la chanson Misery (Lennon-McCartney) parce que je n’ai pas été capable de trouver une version qui en valait la peine.

AJOUTÉ LE 17 NOVEMBRE : Le lecteur blogueur collectionneur Eiffel (vous trouverez sa page au tout début de la blogoliste ci-contre) me fournit une excellente version de Misery par Peter Lipa que j’ajoute immédiatement à la compilation. Merci encore F.L.

Swifts - C’est Gagné (I Saw Her Standing There)
Peter Lipa - Misery
The Beatlose - Anna (Go To Him)
The Cookies - Chains
The Shirelles - Boys
Les Lionceaux - Je Suis Fou (Ask Me Why)
The Score - Please Please Me
Lisa Lauren - Love Me Do
Riki Maiocchi - P.S. I Love you
Smith - Baby It’s You
Keely Smith - Do You Want To Know A Secret
Lenny Welch - A Taste Of Honey
Kestrels - There’s A Place
Mae West - Twist And Shout

Les Coquerelles - 01 - Please, Please Me

Cet article est dédié à Robert qui a pris la peine de m’appeler pour m’annoncer la nouvelle. Ces chansons m’ont cassé les oreilles la première fois que je les ai entendues; quand j’ai pris la peine de les écouter pour de vrai, elles ont changé à jamais ma perception de la musique. Merci Bob!

John ‘Mitch’ Mitchell, l’ancien batteur du légendaire groupe de Jimi Hendrix, a été retrouvé mort mercredi dans une chambre d’hôtel de l’Oregon (décès de cause naturelle). Tous s’entendent pour dire qu’on ne reverra pas de sitôt un trio aussi puissant que celui qu’il a formé avec Noel Redding et le guitariste américain après l’arrivée en Angleterre de ce derrnier en 1966. Pour référence, tapez-vous immédiatement les albums “Are You Experienced” et “Electric Ladyland.” Et tant qu’à y être, jetez aussi une oreille et pourquoi pas les deux yeux sur cette apparition des 3 musiciens sur les ondes de la BBC au Lulu Show en 1969.

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Merci à Sylvain Marcoux, l’homme de la rue, pour son sens aiguisé des tendances les plus nouvelles et absurdes de la société américaine. Une visite sur sa page nous permet d’apprendre l’existence du grand orgasme (The big ‘O’) avant le super mardi électoral que nous connaissons aujourd’hui.

Apprenez, messieurs, que les femmes américaines se passent le… mot et adoptent un tout nouveau joujou qui leur permet d’établir un énoncé polito-sexuel d’une étonnante clarté : Vote is FUN and pleasurable! Disponible dans toutes les grandeurs et une variété de couleurs, préférablement bleu démocrate. Tiens, ça me fait penser à l’excellente compilation RISQUÉ RHYTHMS qui regorge d’excellentes chansons au contenu évocateur et savoureux. Des pièces qui parlent de la chose avec délectation et franchise: un gros 10 pouces ou une grande chose glissante qui avance et recule; me semble que c’est assez clair! Mais quand les censeurs s’inquiètent, on leur explique qu’il s’agit d’un disque vinyle de 10 pouces ou d’un trombone, voyez-vous.

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Big Ten Inch Record - Bull Moose Jackson

It Ain’t the Meat - The Swallows

Big Long Slidin’ Thing - Dinah Washington

The Walkin’ Blues (Walk Right in, Walk Right Out) - Jesse Powell Orchestra

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L’équipe de Productions Plateforme a pris la décision de sauter une année et de ne pas présenter le Festival de Musiques Actuelles de Victoriaville l’an prochain. La direction veut reprendre son souffle, réévaluer ses billes et de se repositionner en raison de la concurrence d’évènements similaires et d’un problème de financement chronique. N’ayez crainte, le FIMAV reviendra. Le vétéran spectateur que je suis se rappelle avoir eu la chance d’y voir et d’y entendre des groupes et des musiciens produisant une musique rock dérivée du jazz et de la musique d’improvisation, avec une approche nettement ‘pop’ et axée sur la chanson. C’est du moins la tendance que j’ai toujours préférée.

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Voici un groupe au penchant improvisationnel provenant d’un milieu musical qu’on pourrait qualifier d’avant-jazz. Formé à Richmond Virginie en 1979 par le saxophoniste-chanteur Danny Finney, le trompettiste Paul Watson, le batteur Pippin Barnett, la chanteuse-guitariste Rebby Sharp et le bassiste Phil Trumbo (plus tard remplacé par Tom Carson), The Orthotonics a réussi à récolter un suivi intéressé par la presse spécialisée et les amateurs de musique pop new wave avec des compositions axées sur une rythmique intensive. Le spectacle offert par Barnett, Sharp et Finney à Victoriaville (octobre 1988) a ravi les amateurs présents qui ont eu droit à un concert magnifique, sincère et spontané, malgré l’heure tardive. 10 ans plus tard, Sharp et Finney mettaient fin au groupe et continuaient avec Rattlemouth, un ensemble encore plus percutant. 2 pièces issues des albums Wake Up You Must Remember et Luminous Bipeds.

Orthotonics - Burnt Shoes

Orthotonics - Sentiments

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Stereolab est au Club Soda mardi soir pour son pèlerinage habituel en terre québécoise. Après deux décennies et 11 galettes sur le marché (petits trésors de pop sophistiquée), le groupe britannique offre une mixture synthétique très séduisante, et une sonorité très facilement identifiable par une utilisation judicieuse de claviers analogues en avant-plan, des guitares exclusivement rythmiques et la voix de Lætitia Sadier en surtitre, comme si elle était subliminalement imprimée sur les maquettes déjà très chargée concoctées par Tim Gane et le reste de la bande.

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Le dernier opus de Stereolab ‘Chemical Chords’ ne risque pas de déstabiliser les amateurs du groupe, avec ces motifs répétitifs fabriqués à partir de patrons rythmiques très simples, des timbres envoutants rappelant une certaine naïveté propre aux années 60 et (une première!) des arrangements de cordes et de cuivres. 2 extraits du nouvel album et une entrevue avec Lætitia (merci au blog arbobo):

Stereolab - Three Women

Stereolab - Self Portrait With “Electric Brain”

Entrevue - Lætitia Sadier

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Je discutais avec des collègues sur les différences d’interprétation du mot ‘libéral’ au Canada et aux États-Unis d’Amérique (un libéral étant associé à la droite affairiste et conservatrice ici, plutôt que démocrate, libertaire et dépensier aux É.U.). Ça m’a fait penser à la chanson ‘Love Me I’m a Liberal’ composée par Phil Ochs et reprise (avec un texte modifié) sur l’album Prairie Home Invasion de Jello Biafra et Mojo Nixon. Les deux personnages sont les dignes descendants du mouvement contre-culturel de la fin des années 60 et se sont permis des interprétations vigoureuses de quelques classiques ou trésors oubliés de la chanson américaine. Le premier (né Eric Reed Boucher) a fondé les Dead Kennedys à San Francisco; il est aussi un musicologue chevronné et sympathisant des idées politiques de la gauche. Le deuxième (né Neill Kirby McMillan) fait partie du mouvement psychobilly et saupoudre ses chansons de références à la culture populaire et se sert de la chanson pour propager ses idées politiques libertaires.

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En tout premier lieu, Atomic Power des frères Chester et Lester Buchanan, valait d’être ressuscitée. Un texte qui résume parfaitement l’angoisse populaire devant une arme menacante contre laquelle le commun des mortels ne peut rien faire d’autres que de prier. Le texte est très efficace (et très moderne) pour une chanson écrite en 1946:

Oh this world is at a tremble with its strength and mighty power
They’re sending up to heaven to get the brimstone fire
Take warning my dear brother, be careful how you plan
You’re working with the power of God’s own holy hand

Atomic power, atomic power
Was given by the mighty hand of God
Atomic power, atomic power
It was given by the mighty hand of God

You remember two great cities in a distant foreign land
When scorched from the face of Earth their power of Japan
Be careful my dear brother, don’t take away the joy
But use it for the good of man and never to destroy

Hiroshima, Nagasaki paid a big price for their sins
When scorched from the face of Earth their battle could not win
But on that day of judgment when comes a greater power
We will not know the minute, and we’ll not know the hour

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Will The Fetus Be Aborted est une bravade à l’endroit de la droite religieuse et de ses efforts pour contrer le phénomène de l’avortement. La version de Johnny Cash, Jerry Lee Levis et Carl Perkins (à l’époque jeunes poulins de Sun Records) est un reprise du classique folk Will The Circle Be Unbroken écrite et publiée en 1935 par les membres de la célèbre famille Carter.

La pièce Love Me I’m a Liberal est, quant à elle, une attaque brillante du protest singer Phil Ochs contre les ‘gauchistes du dimanche’ qui proclamaient être des progressistes, mais n’étaient pas prêts à assumer les conséquences politiques de leur choix. Très baveuse il y a 40 ans, elle est toujours d’actualité 25 ans plus tard dans la relecture qu’en font Biafra et Nixon.

I cried when they shot John Lennon
Tears ran down my spine
And I cried when I saw “JFK”
As if I’d lost a father of mine
But Malcom-X and Ice-T had it coming
They got what they asked for this time

So love me, love me, love me,
I’m a liberal

I go to pro-choice rallies
Recycle my cans and jars
I’ll honk if you love the Dead
Hope those funny Grunge bands become stars
But don’t talk about revolution
That’s going a little bit to far

I cheered when Clinton was chosen
My faith in the system reborn
I’ll do anything to save our schools
If my taxes aint too much more
And I love Blacks and Gays and Latinos
As long as they don’t move next door

Rush Limbaugh and the L.A.P.D.
Should all hang their heads in shame
I can’t understand where they’re at
Arsenio should set them straight
But if neighborhood watch doesn’t know you
I hope the cops take your name

Yeah, I read the New Republican
Rolling Stone and Mother Jones too
If I vote it’s a democrat
With a sensible economy view
But when it comes to terrorist Arabs
There is no one more red, white, and blue

Once I was young and had an attitude
Stickers covered the car I drove in
Even went on some direct actions
When there weren’t rent-a-cops to be seen
Ah, but now I’ve grown older and wiser
And that’s why I’m turning you in

So love me, love me, love me,
I’m a liberal

The Buchanan Brothers - Atomic Power
Jello Biafra & Mojo Nixon - Atomic Power
Johnny Cash w/ Lewis & Perkins - Will The Circle Be Unbroken
Jello Biafra & Mojo Nixon - Will The Fetus Be Aborted
Phil Ochs - Love Me, I’m a Liberal
Jello Biafra & Mojo Nixon - Love Me, I’m a Liberal

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Prenez une grande respiration, expirez. Bon. Ça va mieux, n’est-ce pas? Rencontrez maintenant l’allemand Max Raabe, chanteur et directeur du Palast Orchester. Cet ensemble travaille à recréer la sonorité très particulière de la musique de film et de danse des années 20 et 30, avec un intérêt tout particulier pour les fameux Comedian Harmonists dont il a déjà été question dans ces pages.

En plus d’écrire des musiques originales et de jouer le rôle de Mack the Knife dans l’Opéra de quatre sous de Kurt Weill et Bertholt Brecht aux côtés de Nina Hagen, il a aussi créé des reprises bien personnelles de chansons pop modernes, toujours avec cette esthétique teutonne impayable qui fait sa marque de commerce. Le Palast Orchester est présentement en tournée dans plusieurs villes américaines.

Max Raabe - Oops… I Dit It Again (Britney Spears)

Max Raabe - Super Trooper (ABBA)

Max Raabe - We Will Rock You (Queen)

Max Raabe - Sex Bomb (Tom Jones)

Quelques versions du classique de Britney se retrouvent ici.

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Ils sont la mascotte de L’Homme Scalp. Quand l’auteur de ces lignes a besoin d’un petit remontant, NRBQ est la solution toute désignée. Trois documents essentiels pour ceux qui auraient manqué leur passage au bar spectacle Le D’auteuil il y a je ne sais plus trop combien d’années: “12 Bar Blues” (spectacle 35ème anniversaire), un message d’importance de leur gérant aux fans des NKOTB et une performance énergique de “I got a Rocket in My Pocket” à la défunte émission Night Music.

un accélérateur de particules de plaisir !

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