Politique


Les partis politiques et groupes de pression ont-ils réussi enfin à maîtriser les médias électroniques et la culture de masse pour arriver à faire passer leur message? Depuis le fameux débat des chefs qui avait tant réussi à John F. Kennedy, les grands stratèges essaient, campagne après campagne, de manipuler la population avachie devant son sofa et préoccupée à ne penser à rien. Petit survol.

La famille, c’est important! C’est du moins ce que tente de nous faire avaler le chef conservateur Stephen Harper en serrant des petits enfants dans ses bras et en leur passant la main dans les cheveux. Parce qu’il se souvient à quel point on avait insisté sur l’image désolante de mauvais père laissée par le reportage qui le montrait en train de reconduire son fils à l’école. Pas de petit baiser, non. Il s’était contenté de lui SERRER LA MAIN!


Le Parti Québécois a finalement mis le couvercle sur la marmite de l’identité nationale. C’est dire à quel point la patate est chaude et doit être considérée avec prudence par les spin doctors. Alors que c’est pourtant tellement simple à expliquer. Même à un français ‘dans la lutte’…


Les jeunes libéraux y vont eux aussi de leurs sarcasmes pour tenter d’attaquer leurs adversaires. Peut-on parler de réussite? À vous de juger…


Le NPD a opté pour une campagne polarisée, du type ‘good and evil’. Mais la publicité télévisée est quelque peu… grossière et prend les électeurs pour des enfants. Jack Layton devra y repenser, je crois.


Il pourrait entre autres utiliser les arguments du citoyen Robert Gratton qui a un message à passer aux immigrants et aux adversaires de la liberté d’entreprise au Canada. J’en ai la feuille d’érable qui vibre et les bouts qui viennent durs, durs!


Jean Charest a vraiment bien tiré son épingle du jeu en demeurant relativement discret tout en tirant sur les bonnes ficelles lorsque le moment était opportun. Il a même profité du débat sur les coupures dans la culture (que Harper a très mal géré) pour réclamer le rapatriement des compétences en culture et en communication. En attendant, puisqu’il faut savoir se la fermer de temps en temps, le chef libéral fait un excellent magret de canard dont il nous livre ici la recette.


Stéphane Dion a déjà fait ses preuves en matière d’autopeluredebananisation, alors nous nous attarderons ici sur un autre aspect de sa tendre personnalité. Bien avant le déclenchement de la campagne, il a eu l’idée de rejoindre ses excellents “amis” de Facebook pour tenter de les rallier à sa cause.


Stephen Harper devrait faire confiance au pouvoir du terroir. Tout engoncé dans les formalités de la langue française, il passe très mal la plupart du temps. Alors qu’il est capable d’improviser, comme on peu le constater dans cette remarque juteuse et sucrée. On serait quasiment tenté de le trouver sympathique.


Stéphane Dion, encore. Entouré de conseillers politiques avisés et experts en communication de masse, il tente ici de nous persuader qu’il est le politicien “le plus hot”. Rien de tel que l’utilisation d’un jargon normalement attribué aux masses laborieuses pour recruter de nouveaux fidèles.


Jack Layton tente de rejoindre lui aussi la base de la société canadienne : la famille. Le chef néodémocrate a fait reluire sa moustache (il faut bien embrasser quelques bébés) et en bon politicien sexy qu’il est (c’est du moins ce que les Canadiennes affirment en sondage) il va vous regarder dans les yeux et parler calmement comme un bon père de famille rassurant.


Elizabeth May a fait son chemin jusqu’au débat des chefs, de peine et de misère. Mais il faut aussi savoir que la cheffe du parti Vert n’a pas daigné se munir d’un video électoral. Comme si ça ne convenait pas à son style. Elle pourrait peut-être recycler ce document qui date de 1978. Avouez qu’elle passe bien.


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Et je vous laisse avec le pire. Alors qu’on pensait que c’en était terminé des chansons à la Stéphane Venne dans les années 70, le Bloc Québécois croit que la formule tient encore et va galvaniser ses militants. Voici la chanson du Bloc Québécois interprétée par Matt Laurent (mp3 audio en bas du texte)

Hé, misère…


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Le Bloc répond Présent!

J’ai pas envie de me taire
J’veux pas qu’on me dise quoi faire
Je dérange dans les ministères
J’en ai assez d’être locataire
Je préférerais être propriétaire
Reprendre possession de ma terre

Gens de guerre, doctrinaires
Qui se foutent de mon air, de mes rivières
Pour enrichir les pétrolières
Quand à ma langue on fait des misères
Que ma culture devient secondaire
J’peux pu laisser faire

Avec cœur et avec force
Pour une cause à défendre
Sans peur et sans reproche
Avec cœur et avec force
Allons nous faire entendre
Le Bloc répond Présent!
Le Bloc répond Présent!

Si parfois, j’ai l’air en colère
C’est pas juste mon caractère
C’est parce que je suis fier
L’arrogance, c’est pas notre façon de faire
On aimerait plus de respect dans vos manières

Au Québec on préfère, les gens solidaires

Avec cœur et avec force
Pour une cause à défendre
Sans peur et sans reproche
Avec cœur et avec force
Allons nous faire entendre
Le Bloc répond Présent!

Un peuple, une âme, une nation
Un rêve, une voix, une raison
Le Bloc répond Présent!
Un peuple, une âme, une nation
Le Bloc répond Présent!
Un rêve, une voix, une raison

Avec cœur et avec force
Pour une cause à défendre
Sans peur et sans reproche
Avec cœur et avec force
Allons nous faire entendre
Le Bloc répond Présent!

Avec cœur et avec force
Pour une cause à défendre
Sans peur et sans reproche
Avec cœur et avec force
Pour qu’on nous respecte
Présent pour le Québec
Un peuple, une âme, une nation.

Matt Laurent - Présent pour le Québec

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Je discutais avec des collègues sur les différences d’interprétation du mot ‘libéral’ au Canada et aux États-Unis d’Amérique (un libéral étant associé à la droite affairiste et conservatrice ici, plutôt que démocrate, libertaire et dépensier aux É.U.). Ça m’a fait penser à la chanson ‘Love Me I’m a Liberal’ composée par Phil Ochs et reprise (avec un texte modifié) sur l’album Prairie Home Invasion de Jello Biafra et Mojo Nixon. Les deux personnages sont les dignes descendants du mouvement contre-culturel de la fin des années 60 et se sont permis des interprétations vigoureuses de quelques classiques ou trésors oubliés de la chanson américaine. Le premier (né Eric Reed Boucher) a fondé les Dead Kennedys à San Francisco; il est aussi un musicologue chevronné et sympathisant des idées politiques de la gauche. Le deuxième (né Neill Kirby McMillan) fait partie du mouvement psychobilly et saupoudre ses chansons de références à la culture populaire et se sert de la chanson pour propager ses idées politiques libertaires.

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En tout premier lieu, Atomic Power des frères Chester et Lester Buchanan, valait d’être ressuscitée. Un texte qui résume parfaitement l’angoisse populaire devant une arme menacante contre laquelle le commun des mortels ne peut rien faire d’autres que de prier. Le texte est très efficace (et très moderne) pour une chanson écrite en 1946:

Oh this world is at a tremble with its strength and mighty power
They’re sending up to heaven to get the brimstone fire
Take warning my dear brother, be careful how you plan
You’re working with the power of God’s own holy hand

Atomic power, atomic power
Was given by the mighty hand of God
Atomic power, atomic power
It was given by the mighty hand of God

You remember two great cities in a distant foreign land
When scorched from the face of Earth their power of Japan
Be careful my dear brother, don’t take away the joy
But use it for the good of man and never to destroy

Hiroshima, Nagasaki paid a big price for their sins
When scorched from the face of Earth their battle could not win
But on that day of judgment when comes a greater power
We will not know the minute, and we’ll not know the hour

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Will The Fetus Be Aborted est une bravade à l’endroit de la droite religieuse et de ses efforts pour contrer le phénomène de l’avortement. La version de Johnny Cash, Jerry Lee Levis et Carl Perkins (à l’époque jeunes poulins de Sun Records) est un reprise du classique folk Will The Circle Be Unbroken écrite et publiée en 1935 par les membres de la célèbre famille Carter.

La pièce Love Me I’m a Liberal est, quant à elle, une attaque brillante du protest singer Phil Ochs contre les ‘gauchistes du dimanche’ qui proclamaient être des progressistes, mais n’étaient pas prêts à assumer les conséquences politiques de leur choix. Très baveuse il y a 40 ans, elle est toujours d’actualité 25 ans plus tard dans la relecture qu’en font Biafra et Nixon.

I cried when they shot John Lennon
Tears ran down my spine
And I cried when I saw “JFK”
As if I’d lost a father of mine
But Malcom-X and Ice-T had it coming
They got what they asked for this time

So love me, love me, love me,
I’m a liberal

I go to pro-choice rallies
Recycle my cans and jars
I’ll honk if you love the Dead
Hope those funny Grunge bands become stars
But don’t talk about revolution
That’s going a little bit to far

I cheered when Clinton was chosen
My faith in the system reborn
I’ll do anything to save our schools
If my taxes aint too much more
And I love Blacks and Gays and Latinos
As long as they don’t move next door

Rush Limbaugh and the L.A.P.D.
Should all hang their heads in shame
I can’t understand where they’re at
Arsenio should set them straight
But if neighborhood watch doesn’t know you
I hope the cops take your name

Yeah, I read the New Republican
Rolling Stone and Mother Jones too
If I vote it’s a democrat
With a sensible economy view
But when it comes to terrorist Arabs
There is no one more red, white, and blue

Once I was young and had an attitude
Stickers covered the car I drove in
Even went on some direct actions
When there weren’t rent-a-cops to be seen
Ah, but now I’ve grown older and wiser
And that’s why I’m turning you in

So love me, love me, love me,
I’m a liberal

The Buchanan Brothers - Atomic Power
Jello Biafra & Mojo Nixon - Atomic Power
Johnny Cash w/ Lewis & Perkins - Will The Circle Be Unbroken
Jello Biafra & Mojo Nixon - Will The Fetus Be Aborted
Phil Ochs - Love Me, I’m a Liberal
Jello Biafra & Mojo Nixon - Love Me, I’m a Liberal

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Toujours dans un souci de digestion, un nouvel ingrédient s’ajoute à notre pâté de campagne de la semaine dernière: l’ami François G. (il n’en manque pas une, celui-là) m’avise que la candidate libérale Hélène Leone, venue de l’ouest (introduire ici musique d’Ennio Morricone) pour battre Josée Verner, est non seulement le cas le plus pathétique de cours de parachutisme fédéral (elle réside à l’hôtel le temps de faire sa campagne électorale, quelle implication dans la circonscription), mais elle a dans son placard personnel une carrière lumineuse dans le domaine de la chanson. L’automne prend ses droits, l’unifolié est agité par un vent qui balaie ça et là quelques feuilles multicolores qui deviendront bientôt des ‘feuilles mortes’. Hit it, Hélène! On t’écoute.

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Hélène Leone - Les feuilles mortes

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L’estomac crie famine? Un petit creux? C’est l’heure du pâté de campagne dans le cadre de l’élection fédérale canadienne! J’attire votre attention aujourd’hui sur le journaliste Sylvain Drapeau parachuté par LCN dans la région de Québec. On peut très certainement douter des intentions du reporter qui multiplie les déclarations biaisées et les commentaires ouvertement pro-souverainiste dans le cadre de son travail qui consiste, je le répète, à rapporter les faits.

Drapeau, dans son topo en direct (et vous pouvez le constater à 1 min 30 du reportage), parle du candidat conservateur “pentecôtiste” Luc Harvey, alors que le politicien ne fait que courtiser les électeurs d’un groupe religieux. Pas trop correct, me semble! Allez lire l’info telle qu’elle est sortie dans le Devoir et commentée par la suite ailleurs, et comparez ça avec les propos du journaliste. Tendanceux, biaisé et malhonnête.

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«Je vais rebondir!» De son domaine dans les Laurentides, Lise Thibault, l’ancienne représentante de la reine à Québec, soutient ne pas s’inquiéter outre mesure de tout le bruit qui entoure l’enquête menée par la Sûreté du Québec sur ses dépenses de fonction. (La Presse, 24 septembre 2008)

Je crois que ça s’impose : retournons dans le passé avec Monsieur Tranquille. Bonne chance!


Claude Poirier - Entrevue de Lise Thibault

Monsieur Tranquille - Madame Thibault

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Romandie News

La Syrie nie “avec force” l’accusation “ridicule” des USA sur le nucléaire

WASHINGTON - La Syrie “nie avec force” les accusations de Washington selon lesquelles Damas aurait construit un réacteur nucléaire avec l’aide de la Corée du Nord, selon un communiqué de l’ambassade syrienne aux Etats-Unis publié jeudi.

“Il m’ont montré des photographies satellite ridicules d’un bâtiment dans le désert syrien en disant que c’était un réacteur nucléaire. Je leur ai dit que c’était absurde et stupide. Pas un seul garde de sécurité. Pas de barbelé”, a-t-il commenté.

“La dernière fois que des hauts responsables de l’administration américaine sont allés au Conseil de sécurité de l’Onu et ont évoqué des preuves flagrantes d’armes de destruction massive, ils parlaient des armes de destruction massive irakiennes”, dont l’existence n’a jamais été démontrée, a-t-il souligné.

“J’espère que la vérité sera faite. Ce sera une source majeure d’embarras pour l’administration américaine pour la deuxième fois. Avant cela, ils ont menti au sujet des armes de destruction massives irakiennes, et aujourd’hui ils pensent pouvoir le refaire”, a-t-il conclu.

Oui, je sais. Je me répète. Que voulez-vous, il me faut ma dose des GWB Singers de temps en temps. C’est bon pour le moral et pour l’élévation de l’esprit que d’entendre cette prose extraordinaire.

The George W. Bush Singers - Nucular

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En train de feuilleter l’horaire de l’édition 2008 du Festival de cinéma des 3 Amériques, je tente de me bâtir une programmation personnelle des films à ne pas manquer. Tiens, un volet intitulé REGARD SUR LE CINÉMA DES PREMIÈRES NATIONS! Sommes-nous en train de faire du chemin quant à notre perception des indiens d’Amérique? On pourrait conclure positivement à la lumière de quelques indices, mais j’ai une nature patiente (et parfois pessimiste) et je crois plutôt que nous avons beaucoup de chemin à faire (surtout quand je mesure mon abyssale ignorance de l’histoire des peuples autochtones).

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Vous me voyez venir, j’imagine. J’ai envie, là tout de suite, sans prétention d’illustrer le chemin déjà parcouru avec quelques chansons bien de chez nous.

Muriel Milard - Il n’y a plus de sauvages au Canada

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Un petit trésor de ma collection pour commencer. J’ai vu la madame à paillette pour la première fois dans le spécial Bye Bye de fin d’année à Radio-Canada avant de la voir terminer lamentablement sa carrière quand elle a pris la surréelle décision de peindre ses amis et connaissance en clown! (”c’t'était correct”, selon son frère!). J’ai longtemps pensé que cette chanson aurait pu pimenter de grands reportages radiophoniques sur la situation autochtone au Canada.

Madeleine Chartrand - Ani Kuni

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On ne peut passer à côté de ce trésor de la chanson pop. Les gens de ma génération la chante depuis leur enfance et le succès est demeuré vissé dans l’inconscient collectif des Québécois. Pas à dire, la fille de Michel et Simone avait scoré dans le mille.

Claude Péloquin - Monsieur l’Indien

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Ceci dit, Madeline Chartrand ne faisait que fumer de la marijuana. Peut-on en dire autant du poète Péloquin et sa prose étrange… l’auteur était obsédé par la surpopulation mondiale et s’était donné comme mandat de ‘dire quelque chose’ aux autochtones. C’est fait.

Richard Desjardins - Nataq

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Qu’est-ce qui n’a pas été dit ou écrit sur le poète, auteur et pamphlétaire de l’Abitibi? Je vais aller voir son nouveau brûlot intitulé ‘Le Peuple Invisible’. Il a dérangé ma bonne conscience à jamais avec un texte percutant sur l’album LE TRÉSOR DE LA LANGUE de René Lussier.

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Wampanoags, Paranokets
Est-ce que ça vous dit quelque chose?
Je continue: Naragansetts
Béotuks, Péquots. Je fais une pause.

L’Espagne, la France, l’Angleterre,
Déjà là c’est plus reposant.
Pour discuter vocabulaire,
Faut commencer par être vivant.

Pour assurer notre survie
On a tué bien des personnes.
Leurs noms ne sont pas tous écrits
Dans les registres de la Couronne.

Si j’ai le droit de parler français?
Du fond de mon coeur, des os de mon corps,
Va demander ça aux Iroquois.
Pis profites-en, y en reste encore.

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WASHINGTON (Reuters) - Le président George Bush affirme ne regretter nullement d’avoir lancé il y a cinq ans jour pour jour l’invasion de l’Irak, malgré son “coût humain et financier élevé” - près de 4.000 soldats américains tués et 500 milliards de dollars dépensés. Alors que la question d’un retrait éventuel des forces américaines d’Irak est au centre de la bataille électorale entre les candidats à sa succession, Bush a estimé “compréhensible” le débat sur l’opportunité de cette aventure militaire et ses chances de succès.

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GWB a mis ses GWG, chaussé ses bottes, noué sa cravate et a répété son discours, inlassablement. Et, avouons-le, George en a tenu des discours douteux (voir audio plus bas). Pendant ce temps, les démocrates continuent à hésiter entre deux candidats au fort potentiel; ô scandale, nous découvrons que Barack Obama aurait manqué de respect envers le drapeau! Hmmm… à vous de juger. Mais je vous conseillerais premièrement de porter attention à la lamentable interprétation de l’hymne national: êtes-vous certain qu’il ne s’agit pas d’un malaise? Et si Obama avait été pris de violentes crampes intestinales à l’écoute de cette horreur interprétée avec la subtilité mammouthesque d’un candidat de l’émission American Idol?

Tant qu’à célébrer un tel anniversaire, portons attention plutôt au Star Spangled Banner. Les paroles ont été composées par le poète Francis Scott Key et ont été extraites de ‘Defence of Fort McHenry’ après son bombardement à Chesapeake Bay par les navires anglais en 1812. La musique provient d’une chanson à boire britannique écrite par John Stafford Smith. Le texte comporte 4 strophes et seul le premier est normalement chanté par ses interprètes.

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L’hymne est bien sûr chanté lors de compétitions sportives majeures et pendant les cérémonies protocolaires; comme c’est souvent le cas des chants patriotiques, il est repris de diverses façons avec un degré de respect tout aussi variable. En voici quelques versions, mais juste avant, pour mettre la table, quoi de mieux que la fine prose de George W. Bush?

The George W. Bush Singers - War in Iraq

Tiny Tim - Star Spangled Banner

Chevy Chase - Nat’l Anthem

Betty Dylan - Star Spangled Banner

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