Politique


L’Homme Scalp doit prêter ses services de ‘preux chevalier de la mononquitude‘ et fera valoir son statut de parrain dans le cadre d’un événement immanquable qui aura lieu dans la ville de Mourial, charmante bourgade entourée d’eau dans le secteur ouest du Québec.

Aussi, il ne peut être en ondes cette semaine à CKRL (quel malheur!), mais il sera remplacé (quel bonheur!) par un olibrius patenté, un individu au passé irréprochable, bien qu’il fréquente parfois Réal V. Benoît, les chanteurs de l’ouest-terne et interroge de façon imprudente les membres de l’Église de la Scientologie et j’ai nommé : François G. Couillard ! (notez le ‘G’ qui en dit long sur son rang élevé).

Une émission à ne pas manquer, car j’aurai besoin de vous pour répondre à ces questions : A-t-il bien fait ça? A-t-il été raisonnable? Deux réponses positives à ces questions se traduiront invariablement par un congédiement dudit remplaçant! Trève de plaisanterie, François fera ça comme un chef, vous verrez.

L’émission est disponible en version pas-de-casque:
pour écouter (cliquez sur ) ou conserver (clic-droite sur l’hyperlien en bleu)

Homme Scalp 27 février 2010 – partie 1

Homme Scalp 27 février 2010 – partie 2

Homme Scalp 27 février 2010 – partie 3

Homme Scalp 27 février 2010 – partie 4

Homme Scalp 27 février 2010 – partie 5

ARTISTE
Nom / Projet
SOURCE
Album / Médias
TITRE
Note du producteur
FRANCOIS G. COUILLARD FRAPPE EN RELEVE POUR L’HOMME SCALP
MYSTERIEUX VENGEUR ASTHMATIQUE
THEME L’HOMME SCALPIncredible Bongo BandBongo Rock3E
PieroLa chanson et le bifteckCiceron c’est pas carré1E
Thee Mysterious Asthmatic AvengerFrom Texas To Tyrol 1992-2002I Saw The Light2E
Hasil AdkinsThe Wild ManDo The Scalp2E
L’ARGENTINE FAIT LE BONHEUR
Imperio DiabloImperio DiabloFiesta en el Interior2E
Jim PepperPepper’s Pow WowYon A Ho2E
DANSE SOCIALE AVEC BUBBLE
Céline Thériault et Jacques DuvalLa danse socialeN’oublie jamais1C
Ann LeverThe Incorrect Music Companion 2001Crazy2E
Jonathan et Darlene EdwardsGreatest HitsStayin’ Alive2E
WingBeat ItBeat It2E
POUR CRUISER LES VAHINES
Danny StewartIt’s Hotter in HawaiiLes Femmes d’Amerique1C
Maï Taï OrchestraI Found my WahineHawaiian surfriding3C
Jerry ByrdEarly Country & Hawaiian Steel GuitarLimehouse blues 19523E
All-Star OrchestraA Far East Fantasy in Latin Dance RhythmPlanting Rice3E
SORS DE CE CORPS, CAPITALISTE
The Exxon SingersThe Spirit of AchievementEfficiency2E
Milton Friedman ChoirYouTubeThe Corporation2E
Lonesome Valley SingersHello Vietnam It’s Got To Be Done2E
GoodyearThat’s Show Biz!What’s New2E
General ElectricGo Fly A KiteHeaven Out Of Hell2E
VOUS ETES DANS LA LUTTE, VOUS ?
En lutte!Ni la feuille d’érable ni le fleurdelyséLe travail en régime capitaliste1E
Sylvie VartanLes années RCA : Integrale studioLorsque l’on est ouvrière1E
Lied von BreendonckDie Sechziger:1933-1963 Lieder des europäischen WiderstandesSous les coups1E
CHANSONS AUTHENTIQUES
La petite LilyMaxi 45 tours : Le petite LilyJe n’aime pas la choucroute1E
Claude Dubois et les MontagnardsStampede canadienJour de tristesse1C
Luc MarquisÉcole la RibambelleJ’adore faire du sport1C
CHANSONS DU PEUPLE
Meireles e Sua OrquestaBrazilian Beat, Vol. 2Madureira Chorou3E
Tabby AndrielloTabby ‘n Things: The World’s Greatest MediocrityStill Wie Die Nacht2E
PolydorSouvenir Ya L’IndependanceBolingo Ya Mosika Mab1E
AU RESTAURANT GREASY SPOON
Bloodshot BillAll Messed Up300 more miles2E
Les macchabéesLes MacchabéesLa rue des Macchabées1C
Crash CoffinCrash CoffinFreedom Cake3E
Karlof GalovskyMotadineLa danse du bacon1C
SOUS LES DRAPS
Floh de CologneMumienMarsch der mumien 13E
Cem Karaca & Apa LarTurkish DelightsSuya Giden Alli Gelin2E
Leo BenoitRock n Roll dans le litLe Rock’ n Roll c’est bon1C
PASSE LA PUCK A TRIBU AU COMITE
Les ThanatologuesIls sont làMa copine est une vampire1C

Le Comité Olympique de Vancouver a demandé au premier ministre Jean Charest de tenter de convaincre Gilles Vigneault d’autoriser la chanson Mon Pays dans le spectacle d’ouverture. Les tergiversations ont été nombreuses et des sources généralement bien informés laissent entendre que le COVAN avait préalablement choisi cette version qui a été abandonnée par la suite.

PG – Mon pays (the sexy version)

Quel 15 minutes de gloire de vos politiciens fédéraux préférez-vous : le député libéral de Bourassa Denis Coderre qui se livre à un autre exercice de kidkodakisation à Tout le Monde en Parle ou le premier ministre Stephen Harper - accompagné par Yo-Yo Ma – qui chante le classique des Beatles « With a Little Help from My Friends » au gala du Centre National des Arts à Ottawa le 3 octobre 2009 ?

Mon choix est fait.

Certains seraient tentés de douter (sans l’avoir écouté) de l’organe vocal du PM canadien. Je les invite à comparer avec l’originale (extraite de La fanfare du club des cœurs solitaires du sergent Poivre) et avec une autre version, toute aussi connue et certainement plus vocalement décapante. Bienvenue aux nodules !

Ringo Starr – With A Little Help From My Friends

Joe Cocker – With A Little Help From My Friends

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Juste une pause politico-médiatique. C’est la bisbille entre les candidats Gilles Taillon et Éric Caire dans le cadre de la course au leadership de l’ADQ. Je suis troublé à chaque fois que je vois la face de l’ancien président du Conseil du Patronat; j’entre en transe et je me mets à parler comme le personnage des Simpsons à qui il me fait penser. Avouez que c’est frappant et qu’ils ont l’air d’avoir été séparés à la naissance.

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Le 1er juillet est pour la plupart d’entre vous l’occasion de profiter d’un congé bien mérité. Et que serait-on sans ces merveilleuses vacances (aux frais de la Reine, bien entendu) ? Et n’oublions pas de quoi il s’agit: nous sommes présumément en train de célébrer la Fête du Canada, terre de nos aïeux dont le front est ceint de fleurons glorieux. Et quand vient le temps de vanter ce beau pays, il faut invariablement se tourner vers Stompin’ Tom Connors, un chanteur tellement canadien que ç’en est désespérant!

Charles Thomas Connors, natif de Saint John (Nouveau Brunswick), a traversé son pays dont il a foulé chaque racoin, des Montagnes Rocheuses jusqu’à Terre-Neuve en passant par le Yukon, afin d’en tirer toute la substantifique moëlle culturelle. Il a produit une bonne vingtaine d’albums remplis de chansons ayant pour thématique le Canada et ses vertus. Rien de moins. Alors que Beau Dommage créait au milieu des années 70 des chansons autour des noms de rues à Montréal, Stompin’ Tom, lui, déclinait le Canada, ses provinces et ses capitales. Faites écouter ça aux enfants qui ont coulé leurs leçons de géographie et regardez-les souffrir.

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Stompin’ Tom Connors – My Stompin’ Grounds

Stompin’ Tom Connors – Name The Capital

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Juste avant les imminentes libations éthylico-politiques de la Saint-Jean-Baptiste (appelée aussi Fête Nationale du Québec), je dois souligner aujourd’hui le 50ème anniversaire du décès de Boris Vian, écrivain, ingénieur, inventeur, poète, parolier, chanteur, critique et trompettiste de jazz, conférencier, scénariste, traducteur et membre du Collège de Pataphysique. Parmi ses nombreux alias, on retrouve les pseudonymes Vernon Sullivan, Bison Ravi, Baron Visi et Brisavion (qui sont des anagrammes de son nom).

Les médias culturels nous abreuvent déjà de la (très usée) « Je suis snob » pour souligner son grand talent ou de sa chanson la plus célèbre (parmi les 461 qu’il a écrites) « Le déserteur », un brûlot anti-militariste écrit à la fin de la guerre d’Indochine, juste avant la guerre d’Algérie. Pour faire changement, on va se taper « Mozart avec nous », une réécriture agréable d’un grand classique, « La java des bombes atomiques » reprise par le groupe d’avant-garde Etronfou Leloublan en spectacle devant un public américain et la très cynique « Les joyeux bouchers » qui a inspiré Plume Latraverse sur son album Livraison par en-arrière.

Boris Vian – Mozart avec nous

Etron Fou Leloublan – La java des bombes atomiques

Boris Vian – Les joyeux bouchers

Plume Latraverse – Tango pital

Écouter Neil Young (période After The Gold Rush) ou Johnny Cash (période fin de vie et renaissance de carrière Solitary Man) nous a fait réfléchir à propos des oeuvres et des artistes qui ont réussi à émouvoir par des œuvres belles, grandiloquentes ou simplissimes. Le décès de Hugh Hopper nous a conduit à Soft Machine. Et parler de la Machine Molle, c’est inévitablement se retrouver sur le chemin de Robert Wyatt, un artiste total.

Le fondateur de Soft Machine s’est distingué bien sûr par son fin jeu de batterie (proche du jazz) et une voix émouvante aux accents très caractéristiques très proche du registre de haute-contre. Après s’être lancé dans la création et l’expérimentation, il a fondé Matching Mole avec Phil Miller, Dave McRae, Bill McCormick et David Sinclair avant de vivre une expérience déterminante pour la suite de son existence : il a subi un grave accident – une chute de quatre étages (confirmée par Chris Cutler à qui j’ai posé la question alors qu’il se produisait à Victoriaville) qui l’a laissé paralysé des deux jambes. Pas le meilleur des sorts, pour un percussionniste de talent! Wyatt abandonna son groupe et la batterie, et entama une prolifique carrière solo (production de plusieurs albums où il exécute la plupart des parties musicales).

C’est en 1974 que Robert Wyatt a lancé Rock Bottom pour lequel on lui a décerné le grand prix du disque Charles Cros. L’album a été produit par Nick Mason (Pink Floyd), avec notamment Mike Oldfield, le poète Ivor Cutler, Hugh Hopper, Fred Frith guitariste du groupe Henry Cow et le trompettiste Sud-Africain Mongezi Feza. Il a été répertorié comme l’un des chefs-d’œuvres les plus originaux de l’histoire du rock et des 100 meilleurs albums de tous les temps (Alain Dister, Rolling Stones). À mon sens, Rock Bottom représente une pierre angulaire des musiques de création. Sea Song risque de contaminer votre cerveau à vie, tellement elle est belle, prenante, touchante et émotionnellement forte.

Wyatt a consacré une partie de sa vie à défendre des idéaux de gauche (il est devenu porte-parole du Parti Communiste Britannique) et son interprétation de la chanson anti-guerre des Malouines d’Elvis Costello « Shipbuilding » s’est avérée un grand succès au Royaume Uni. Sa discographie des années 80 a servi d’exutoire à sa pensée politique, anti-Tatcher, anti-américaine et anti-capitaliste (Nothing Can Stop Us, Old Rottenhat). On y découvre aussi un artiste inspiré, une voix bouleversante et des idées altermondialistes développées bien avant même la création de l’épithète. L’influence de Wyatt se fait sentir sur plusieurs générations de musiciens en Angleterre, en France, aux États-Unis et partout à travers le monde.

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J’ai très souvent imaginé à quoi ressemblerait un concert de Robert Wyatt, accompagné d’un groupe de musiciens assez sensibles pour prendre l’oeuvre du britannique et la secouer. Le Festival de Musique Actuelle de Victoriaville aura-t-il le courage de sélectionner un projet de ce genre? Avouez qu’on sévanouirait de bonheur! En janvier 2003, la quatrième chaîne de la BBC a diffusé ‘Free Will and Testament’ permettant de voir (dans le contexte de qualité habituel de la BBC) Robert Wyatt interpréter ses oeuvres. Du bonbon.

Robert Wyatt : voix, trompette
Annie Whitehead : trombone, voix et direction
Jennifer Maidman : guitare, voix
Liam Genockey : batterie
Janette Mason : claviers
Dudley Phillips : basse
Larry Stabbins :saxophone
Harry Beckett : trompette
Paul Weller : slide guitare.

Tout semble revenir dans l’ordre à Québec. N’en parlons plus. Le roi est mort, vive le roi! Surveillez le cadavre renaître de ses cendres et apparaître dans l’entourage des Conservateurs.

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