Pâté de campagne


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Toujours dans un souci de digestion, un nouvel ingrédient s’ajoute à notre pâté de campagne de la semaine dernière: l’ami François G. (il n’en manque pas une, celui-là) m’avise que la candidate libérale Hélène Leone, venue de l’ouest (introduire ici musique d’Ennio Morricone) pour battre Josée Verner, est non seulement le cas le plus pathétique de cours de parachutisme fédéral (elle réside à l’hôtel le temps de faire sa campagne électorale, quelle implication dans la circonscription), mais elle a dans son placard personnel une carrière lumineuse dans le domaine de la chanson. L’automne prend ses droits, l’unifolié est agité par un vent qui balaie ça et là quelques feuilles multicolores qui deviendront bientôt des ‘feuilles mortes’. Hit it, Hélène! On t’écoute.

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Hélène Leone - Les feuilles mortes

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L’estomac crie famine? Un petit creux? C’est l’heure du pâté de campagne dans le cadre de l’élection fédérale canadienne! J’attire votre attention aujourd’hui sur le journaliste Sylvain Drapeau parachuté par LCN dans la région de Québec. On peut très certainement douter des intentions du reporter qui multiplie les déclarations biaisées et les commentaires ouvertement pro-souverainiste dans le cadre de son travail qui consiste, je le répète, à rapporter les faits.

Drapeau, dans son topo en direct (et vous pouvez le constater à 1 min 30 du reportage), parle du candidat conservateur “pentecôtiste” Luc Harvey, alors que le politicien ne fait que courtiser les électeurs d’un groupe religieux. Pas trop correct, me semble! Allez lire l’info telle qu’elle est sortie dans le Devoir et commentée par la suite ailleurs, et comparez ça avec les propos du journaliste. Tendanceux, biaisé et malhonnête.

Croyez-vous vraiment que je vais tout simplement m’ajouter à la cohorte des dénigreurs de Stéphane Dion? Voyons donc! Ça commence à faire, là. Les stratèges conservateurs ont diffusé un document vidéo défécatoire montrant notre auguste universitaire en fâcheuse position face à un volatile trop lourd pour continuer. Stephen Harper a présenté ses excuses en se retenant à peine de rire de son adversaire.


N’allez pas croire que Stéphane a été choisi simplement parce qu’il porte le même prénom que le chef conservateur et que les sbires libéraux tentent de confondre des électeurs qui ne porteraient pas attention à leur vote. Il est pourtant facile de différencier les deux. L’allure vestimentaire fringante du chef libéral, ses cheveux au vent et ses lunettes sportives font de lui un candidat attrayant. Et ne trouvez-vous pas charmant un homme qui laisse aller ses pulsions agressives en s’amusant à des jeux vidéos normalement réservés aux adolescents attardés?


Les vrais défenseurs de Stéphane Dion vont un jour se lever. Et ce jour-là, croyez-moi, ça va faire mal et la terre va trembler. Ça suffit, il a assez souffert! Tiens ça me rappelle quelque chose.

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Tout le brouhaha autour de la listériose a donné lieu à des excès médiatico-politiques qui m’ont fait sourire et parfois réfléchir (ça arrive, vous savez). Les médias ont-ils tant que ça votre santé à coeur? Qu’en est-il de leur intérêt? Avant le déclenchement des élections, les réseaux d’information en continu (LCN, RDI) n’avaient pas grand chose à se mettre sous la dent. Rien de tel qu’une bonne panique autour de la contamination. Alimentaire, mon cher Watson! Ils n’ont certainement pas évalué l’impact de la crise sur les petites entreprises et les fromageries fines qui font travailler des dizaines et des dizaines de personnes et sont vitales pour leur économie locale. Pourront-elles se remettre de pertes de plusieurs centaines de milliers de dollars?

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Gilles Duceppe, tel un visionnaire, avait tenté de nous prévenir sur les dangers du lait crû. En visite dans une fromagerie fine, le chef bloquiste avait usé de toute la prophylaxie nécessaire et s’était protégé contre toute contamination possible (sauf bien sûr celle de se faire battre à plate couture dans la région de Québec). Pour revenir à la paranoïa autour des produits de la compagnie Feuille d’Érable, je n’ai pu m’empêcher de penser à une extraordinaire chanson du groupe français Odeurs. Ramon Pipin et ses amis ne s’étaient pas trop gênés pour démontrer de façon “graphiquement auditive” à quel point la consommation du cochon et de ses composantes est en réalité un acte de foi (de foie?) pour celui ou celle qui déguste.

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Comme l’écrivait un internaute anonyme sur le site web de la FNAC, Ramon Pipin’s Odeurs restera définitivement LE seul grand groupe de rock français de la fin des années 70, loin devant Téléphone, Trust et les Compagnons de la Chanson. Les remugles les plus savoureux et fragrances les plus capiteuses de Odeurs ne sont pas seulement indispensables; à l’heure où le politiquement correct est devenu LE modèle soci(ét)al dominant, ils sont rien de moins que cruciaux.

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D’autres parts, il faut le dire haut et fort : Stéphane Dion deviendra fort probablement la star de la campagne électorale. Ses interventions verbales sont à surveiller de très près, en particulier lorsqu’il sort de son texte. Alors qu’il défendait son image publique - pilonnée par les campagnes bloquistes et conservateurs - le chef libéral a livré ce témoignage particulièrement éclairant sur sa “vraie nature”.


Odeurs - La viande de porc

Stéphane Dion - Au naturel

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Faut croire que j’ai pris un break de ma discothèque et que j’ai plutôt ouvert ma médiathèque! Inspirons-nous du travail colossal de Rappaz (de son extraordinaire site Le bêtisier et de son ouvrage Entendu à Montréal) et inaugurons dès aujourd’hui la chronique Pâté de campagne dans laquelle votre humble serviteur fera part de ses meilleures trouvailles auditives ou visuelles pendant la campagne électorale fédérale que vient de déclencher Stephen Harper.

Une citation vous a chaviré? Une déclaration vous a bouleversé? Un politicien vous a fait éclater de rire? Un simple citoyen vous a ému par sa sagacité ou son ignorance? Faites-m’en part. Je publierai cela ici même.

Rien n’arrête un politicien. Pas même une crise de listériose. Il est prêt à tout. Même à se gaver de petits fours, de spaghetti, de petits poulets, de sandwichs en triangle et pourquoi pas, de pâtés de campagne.

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Stéphane Dion, avec la fougue habituelle qu’on lui connaît, ouvre le bal avec cette déclaration stupéfiante:

“Non seulement on va se battre tous les jours, les 37 prochains jours pour le Canada auquel nous croyons, mais en plus… ON VA AVOIR DU FUN!”


Entendu dans un corridor ce matin:

“Stéphane Dion, c’est comme un mélange à muffin mal brassé. Y’é plein de grumeaux!”


Stéphane Dion - Un homme de plaisir