Cover, Hommage


Oui, oui. Je sais. Pas trop bavard, par les temps qui courent. Que voulez-vous… des obligations et très occupé. Dois-je le répéter? Ce blog n’existe que dans un contexte de plaisir. So wait for the shit to come!

En passant, je tiens à aviser que je ne vous parlerai pas du massacre annuel de la Saint-Valentin. Ça m’énerve trop. Si vous saviez ce que nous avons fait, moi et madame, je ne suis pas certain que vous vous en remettriez… c’était pourtant très romantique.

Je suis en très de faire du gros ménage sur mon ordinateur. Et le toujours très suave et élégant Dick Cheese (pas certain que je veux vous la traduire, celle-là!) m’amuse comme toujours avec des réinterprétations de classiques du cinéma et de la télévision. En attendant la prochaine page, voici pour votre bon plaisir un thème bien connu. Dédié aux nerds de la G des **** !

Écoutez ça: Richard Cheese - Darth Vader’s Theme

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Le parcours du mélomane est ponctué de ces petits moments où la découverte fait place au plaisir pur causé la plupart du temps par un simple sursaut de curiosité. Prenez cet album The Flat Earth de Thomas Dolby paru en 1984. En plus de développer tranquillement un goût pour l’éclectisme, j’étais conditionné à cette époque par la musique pop qui était offerte par le marché aux gens de ma génération. Et je ne saurais vous dire exactement comment je suis arrivé à mettre la main sur cet album; tout ce que je sais, c’est qu’enregistré sur un ruban dioxyde de Chrome et lu dans le Walkman, ça sonnait pas rien qu’un peu, ça sonnait beaucoup.

Thomas Dolby est un petit prodige de la production et des claviers; le britannique avait déjà pété la baraque de la chanson pop avec She Blinded Me With Science (mon dieu! je me relis et je trouve que je commence à ressembler à un VJ de Musique Plus!) avant de lancer ce deuxième disque, une réussite à tout point de vue. La pièce I Scare Myself attira rapidement mon attention; un enrobage latino-américain, un bijou de production, la voix excellente et surtout un solo de trombone TRÈS efficace! Et j’adore le trombone. Le fait qu’il s’agissait d’une reprise était de moindre importance.

Thomas Dolby - I Scare Myself

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Des années plus tard, je tombe par hasard sur l’album It Happened One Bite d’un certain Dan Hicks (la galette, retrouvée en usagée, dans un magasin de la rue Saint-Jean) a vite fait de m’intéresser. Hicks offre un swing-jazz largement inspiré du Hot Club of the France livré en plus avec un humour de bon aloi. Je commence à ramasser tout ce que je peux sur le bonhomme et je découvre un musicien hors pair, du bonbon pour les oreilles.

C’est à l’écoute de son album Striking It Rich que… bingo! je tombe à nouveau sur I Scare Myself et que je comprend ce qui a accroché Dolby. Un texte simple, une ambiance mexico-western, une complainte triste et lancinante, une mélodie construite sur deux accords, tout ça de façon efficace. Genre de pièce qui vous marque au fer rouge. Pour finir de m’achever, Dan Hicks est ensuite invité de mon émission fétiche NIGHT MUSIC diffusée à l’époque sur les ondes de la CBC (je vous en reparlerai) et le gars est aussi sympathique que je l’avais imaginé. Intelligent, vif, subtil et surtout TRÈS COOL.

Je suis obligé de remercier Thomas Dolby; c’est par SON intérêt pour la pièce que s’est ouvert pour moi une porte vers une certaine forme de swing-jazz-bluegrass et un musicien légendaire dont je peux très certainement affirmer qu’il a marqué la musique américaine.

Dan Hicks - I Scare Myself

À force de se côtoyer à tous les jours, on finit par connaître les goûts, les travers et les obsessions de nos collègues de travail. Par exemple, j’en ai deux dont la passion pour David Bowie a explosé au grand jour. Et je les ai vus à chaque matin s’échanger frénétiquement un album, un livre, un magazine, un potin, une question et que sais-je encore à propos du caméléon excentrique.

Il faut dire que le britannique n’a pas manqué de marquer son époque. David Robert Jones de Brixton a offert une quantité plutôt phénoménale de mutations musicales, à partir des Kon-Rads, des King Bees, des Manish Boys, des Buzz ou au sein du groupe The Lower Third, jusqu’à ses premières réalisations avec Tony Visconti (producteur de talent), Mick Ronson (guitariste de génie) avec lesquels il a développé des albums qui sont aujourd’hui des références indéniables: Space Oddity, The Man Who Sold The World, Hunky Dory, The Rise and Fall of Ziggy Stardust and The Spiders From Mars, Aladdine Sane, Pin Ups, Diamond Dogs, jusqu’à la trilogie berlinoise, les musiques de films, le tout bien sûr accompagné d’une pléthore de personnages très campés et théâtralement bien habités.

Et le succès parfois a ses conséquences. Dans la foulée des albums ‘hommage’ (faut-il dire ‘dommages’?) Bowie n’a pas été épargné. Bien que ses grands classiques sont la plupart du temps intuables, ils peuvent être réarrangés par les nouveaux ‘plus jeunes plus fous qui font danser les bougalous’, refondus ou resaucés par des acteurs de théâtre, ou des vieilles croûtes, des artistes dépassés, voire carrément prétentieux, même par des enfants. Et c’est là que L’Homme Scalp intervient, mesdames et messieurs.

Alors voici: J’entreprends ici de dévoiler une partie de ma collection bowienne, en tenant compte de la pertinence, autant que du facteur temporelle de certaines des meilleures ou parfois des pires reprises de son oeuvre. Ramassez ça, vous m’en direz des nouvelles! Certaines pièces reviennent plus d’une fois, me direz-vous? C’est comme ça. Cessez de vous plaindre! À taxi donné, on ne regarde pas le meter…

Emilie Simon - Space Oddity

Danny Michel - Young Americans


Des de Moor and Russell Churney - The Man Who Sold The World


Dar Williams - Starman


Beck - Diamond Dogs


The Langley Schools Music Project - Space Oddity

Russell Churney - Lady Stardust

Divine Comedy - Life on Mars

Seu Jorge - Oh You Pretty Things

The Gourds - Ziggy Stardust

Gerard Palaprat - Un homme a disparu dans le ciel

Barbara Streisand - Life On Mars

Il n’y a pas si longtemps, je passais en fond sonore la musique de patinage de Lucien Hétu pendant une émission de radio sur les ondes de CKRL. Et j’avisais les auditeurs de mon inquiétude quant à l’état de santé de son fils Daniel Hétu. Le pianiste vient de mourir à l’âge de 57 ans. En apprenant la nouvelle, il m’est venu au nez une surprenante odeur de spaghetti, celui qu’on mangeait en famille en regardant distraitement la télévision invariablement branchée sur télé-plate (TVA, rien de tel pour te faire manger vite!)

Pour les gens de ma génération, Daniel Hétu est l’accompagnateur musical de l’émission de télévision LES TANNANTS, celui que nos ‘matantes’ adoraient sans condition - surtout quant il entamait “Je t’attendais”. Et cette chanson, pour ceux qui ne le savent pas, est une véritable infection dès qu’on l’entend pour la première fois. Les médias ne se gêneront pas pour abuser de votre patience et vous passeront hypocritement la toune, alors qu’il n’y a pas si longtemps, ils se sacraient complètement de l’existence de son créateur (c’est peut-être d’ailleurs ce qui l’a tué, mais ça, c’est une autre histoire). Soyez sans crainte, je ne ferai pas la même chose.

À vrai dire, il serait plus avisé de rendre hommage à Daniel Hétu en partageant avec vous quelques versions succulentes de ce grand classique de la chanson dégoulinante et de la ballade sirupeuse. Commençons par Le Boum Ding Band. En véritable fans de la chanson québécoise qu’ils sont, Stéphane Crête, Jean-Claude Boudreau, Bruno Quesnel et le rythmique Klark n’ont pas perdu de temps et ont contacté directement Daniel Hétu qui ne demandait pas mieux que d’aider les ti-jeunes à reprendre correctement son hit. La version est très propre et respectueuse; le groupe se permet même d’inclure 3 finales différentes pour rendre leur produit interactif. Daniel lui-même ainsi que le sympathique Georges Whellan (l’organe vocal du canal 10) sont donc acteurs de cette stupéfiante interprétation.

Le Boum Ding Band - Je t’attendais

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De l’autre côté de la 20 à Québec, les Standardistes. Les vilains garnements proposent une relecture très particulière de la chanson de cheu-nous en maganant considérablement ses standards. Encore une fois, sans trop savoir pourquoi, l’arrangement demeure assez classique. Comme si le groupe avait pris la décision d’épargner ce grand classique de la chanson tendre. L’interprète y va simplement sans trop d’effet et de façon timide.

Les Standardistes - Je t’attendais

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Toujours à Québec, votre humble serviteur passait il y a quelques années ses soirées d’homme célibataire dans ce qu’il serait convenu d’appeler une garçonnière à manipuler les sources audio (TV, disques, radio, magnétophone) dans le confort de son salon. L’Homme Scalp en devenir demandait systématiquement à quiconque s’assoyait sur son Chesterfield d’y aller de sa petite ritournelle. Le tout bien sûr enregistré avec les moyens du bord, mais avec une dose d’authenticité indéniable.

Figurez-vous donc que l’interprète de la version des Standardistes est passé chez moi tout juste avant l’enregistrement. Prenant mon rôle de répétiteur au sérieux, j’ai proposé à JP (appelons-le Monsieur Whippet) de préparer un peu sa voix en vue de la session prévue au studio Du Roi. Finalement, je pense que la version enregistrée chez moi était meilleure. La guitare et la tentative de choeur sont assurées par moi-même. Rien de tel qu’un vieux divan, quelques gouttes d’élixir, un cendrier plein (je fumais à l’époque) et d’une dose massive d’autodérision pour assurer une création unique et hors du commun. Jugez-en par vous même. Et je la dédie à Stéphane Caron.

Monsieur Whippet - Je t’attendais

Et salut à toi, Daniel Hétu. Compositeur d’un seul succès, mais quel tube!

 

Des spectateurs d’une cinquantaine de pays se sont extasiés devant Led Zeppelin en spectacle à Londres lundi dernier. Du peu qu’on a pu entendre, Robert Plante, Jacques Lepage, Jean-Paul Jaune et Jason Bonhomme ont offert une performance impeccable qui a laissé le public pantois et complètement gaga (le chroniqueur de La Presse écrivait qu’il n’avait jamais vu autant d’hommes dans la cinquantaine pleurer avec intensité et bonheur).

Juste pour vous, mesdames et messieurs, L’Homme Scalp a décidé de participer à la Ledzepomanie en faisant partager deux reprises du classique Whole Lotta Love. The Temple City Kazoo Orchestra est une étrangeté publiée sous étiquette Rhino, un ensemble composé de jeunes souffleurs de mirliton. L’album est assez délirant.

 

The Moog Cookbook est aussi un orchestre atypique; ses membres sont des maniaques collectionneurs de vieux claviers analogues désuets (monophoniques, pour la plupart) qui reprennent les grands classiques du Rock’n'Roll uniquement joués sur ces instruments. Un défi, croyez-moi.

Il y a dans l’air un je-ne-sais-quoi de grisaille saisonnière et de déprime d’avant-Noël. Ça vient probablement de moi, alors j’assume.

J’ai toutefois entrepris de me concocter rapidement un cocktail audio des plus vivifiants que je vous invite à ramasser drette-là en utilisant bien sûr la fonction clique-droite de votre souris (pour les utilisateurs de Windows) ou Alt-Click (pour les fortunés de Apple).

Quelques petites notes:

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1 - Les Beau Hunks forment un ‘orchestre documentaire’ de Amsterdam dédié à la renaissance et à la diffusion de la musique composée pour accompagner les courts-métrages de Laurel et Hardy et The Little Rascals. Ils sont aussi des interprètes chevronnés des oeuvres du compositeur Raymond Scott. Good Old Days.

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2 - Mary Schneider est Australienne; elle a fait sa marque en revisitant des pièces archi-connues en les resservant en yodel! Hungarian Dance.

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3 - The Swingle Singers, un ensemble vocal a capella, a débuté sa carrière il y a plus de 40 ans en accompagnant Charles Aznavour, Édith Piaf et Michel Legrand. Un groupe d’étudiants en chant de la Grande-Bretagne poursuit la tradition avec cet album consacré aux Beatles. Strawberry Fields Forever.

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4 - La carrière de Michael Hurley remonte aussi loin que 1965; il est auteur-compositeur, créateur de bandes dessinées, caricaturiste, aquarelliste et… itinérant. Il faudra bien un de ces 4 consacrer toute une page à ses albums et à sa carrière. Cette chanson-là, comme plusieurs autres de son crû, fait du bien où ça passe. Open Up.

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5 - La dernière fois qu’on m’a présenté des résidents des Pays-Bas, j’ai glissé à tout hasard le nom Fay Lovsky. J’ai eu droit très rapidement à un sourire appréciateur et connaisseur; elle est une fierté locale, une artiste accomplie et elle joue dans les projets musicaux les plus intéressants des 10 dernières années (La Bande Dessinée, Le Ukulele Club de Paris). Je dédie celle-là au comédien George Clooney pour son interprétation hilarante du personnage Ulysses Everett McGill dans le film O Brother, Where Art Thou? (un avide consommateur de Brylcreem)  A Little Dab’ll Do Ya.

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6 - Marcel Saint-Germain a ébréché très sérieusement les oreilles des spectateurs hilares qui se rassemblaient pour assister aux spectacles des légendaires Cyniques. Un grand talent vocal et un tonitruant personnage: Tony Mazola.

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7 - Lindley Armstrong “Spike” Jones est un musicien et acteur américain qui s’est fait connaître par des présentations qui tenaient de la pyrotechnie musicale et un sens du spectacle hors du commun. Il s’est rendu célèbre pour sa relecture des grands classiques jouée sur des ustensiles de cuisine. Cocktails for Two.

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8 - Allez jeter un coup d’oeil aux créations du chanteur western O’neil Devost (que je pille ici sans vergogne) qui a le courage de se produire lui-même. Si vous aimez la chanson, achetez ses albums. Le Systeme.

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9 - Les Standardistes se sont peut-être produits près de chez vous… ils s’amusent à revisiter (et parfois détruire) des intouchables de la chanson. Ici l’ami Jocelyn Drolet nous fait James Brown en français. Une oeuvre monumentale! Machine à Sexe.

Avec ça, on devrait être capable de passer les prochaines semaines.

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Faisons plaisir à un lecteur qui semblait le réclamer (voir commentaires dans l’article précédent) et ouvrons la filière Zabé.

Après plusieurs années de diffusion de l’émission L’HOMME SCALP sur les ondes de CKRL, votre humble serviteur a finalement révélé à ses auditeurs un terrible secret qu’il ne pouvait cacher plus longtemps. Ne perdons plus de temps (ça va donner un grand coup, attention !), en un mot comme en cinq : Patrick Zabé est mon oncle!

Ce genre de déclaration ferait bien dans un nouvel épisode de Star Wars… imaginez la scène: un Patrick Zabé à moustache se dirige vers notre héros, tend la main dans un geste théâtral et lance: “Luke, je suis ton oncle !”

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Tout ça pour vous dire que j’ai redécouvert le catalogue de Senor Zabé (Jean Rusk de son vrai nom) il y a quelques années et la réécoute a donné lieu à des moments plutôt inusités. Après la sempiternelle pile de 45 tours (plusieurs succès donc Angela, Je bois de l’eau dans mon lit d’eau et surtout des reprises comme La lettre, Ob-La-Di-Ob-La-Da), je me suis enfargé sur un album assez suprenant intitulé Zabé Live. ‘Produit par Michel Pagliaro’ laisse entendre la pochette. À part ça, peu d’informations.

Mais une pièce attire immédiatement l’attention de l’auditeur: ‘Que je t’aime’ une interprétation du succès de Johnny Halliday, “un bon ami à lui”, comme il tient à le préciser en introduction. Et quelle introduction ! Quelques mots au micro - portez attention au bruit ambiant - le disque semble en effet avoir été enregistré en public; on entend des bruits et surtout le murmure de la foule. Mais une écoute attentive permet toutefois de conclure assez rapidement que la rumeur des spectateurs n’est pour ainsi dire qu’une ‘boucle enregistrée de bruit ambiant’. C’est particulièrement frappant quand le public applaudit: on dirait le bruit d’un robinet qu’on ferme rapidement. Il s’agit donc d’un FAUX LIVE !

Ça rend la pièce encore plus intéressante. Non seulement l’interprétation est elle vibrante (et comment ne pas vibrer en entendant ‘mon oncle’ chanter: “Lorsque tu n’es plus chatte et que tu deviens chienne, et qu’à l’appel du loup, tu brises enfin tes chaines” !), mais tout l’orchestre suit avec une emphase hors du commun (portez attention au batteur qui s’emporte un peu trop). Tout concourt à rendre cette version inoubliable.

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Je citais ‘Beautiful Sunday’ dans le dernier article. Tel que promis, voici la version de mononcle Zabé: J’ai trop mangé ! Le texte, suave et délicat est tout à fait délicieux. Je la dédie à Steve Normandin et à Renaud Paquet… qui me l’ont déjà chantée sur un coin de rue à Québec. Tout ceci afin de rendre hommage (à ma façon) au frère de ma mère; un homme sincère et un artiste qui célèbrera l’an prochain son 50ème anniversaire de carrière. Un increvable de la chanson pop québécoise !

Patrick Zabé - Que je t’aime

Patrick Zabé - J’ai trop mangé

Les médias soulignent la mort de René Lévesque. Parlons donc un peu du… trombone! Donc, il y a 20 ans mourait le grand premier ministre qui “fera partie de la courte liste des libérateurs de peuple”. Deux ans plus tard, le compositeur québécois René Lussier remportait le prix Paul-Gilson pour son projet Le trésor de la langue et 5 ans auparavant, je tombais sur le dos après un solo extraordinaire de Gary Valente (photo) au sein du Carla Bley Band en plein devant ma face à la salle Albert-Rousseau. Quel lien entre ces 3 évènements? Il n’y a pourtant pas 7 degrés de séparation!

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Commençons par établir que je suis devenu fou du trombone un certain soir de 1982, alors que j’assistais à un concert du Carla Bley Band. Le tromboniste Gary Valente y soufflait avec force, conviction et émotion; une pièce en particulier avait retenu mon attention: The Lord Is Listenin’ To Ya, Hallelujah! Un vrai morceau gospel, du genre qui donne le goût de retrouver la foi. René Lévesque, pour sa part, fait une apparition involontaire sur Le Trésor de la Langue, une sorte de dictée musicale sur la langue parlée au Québec - album paru sur l’étiquette Ambiances Magnétiques (aujourd’hui réédité par La Tribu) - dans la pièce Lend’main d’veille au cours de laquelle on entendait la voix du premier ministre doublée parfaitement par l’excellent tromboniste Alain Trudel alors qu’il livrait son discours d’après-défaite référendaire.

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Le trombone! Oui! Pour faire savant, voici: Un instrument à air et à embouchure, muni d’une coulisse avec laquelle le musicien allonge ou raccourcit la colonne d’air en vibration pour modifier la hauteur des sons. L’instrument a un registre plus grave que celui d’une trompette et plus élevé que celui du tuba. Sa forme allongée courbée comme un «S» est immédiatement reconnaissable; il est aussi de la même famille que l’euphonium et on l’entend dans de nombreux genres musicaux, de la musique classique au jazz, en passant par la salsa, le ska, le funk, la musique militaire, les orchestres d’harmonie et les fanfares.

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Pour bien entourer ces moments forts signés Lussier/Trudel et Valente, je proposerais pour commencer Serge Gainsbourg et sa composition Black Trombone (évocatrice, comme toujours avec le Serge première mouture) et un extrait du premier album de la tromboniste et euphoniste Shirley Ann Hoffmann, une canadienne exilée en Suisse qui a passé ses années d’apprentissage à user son instrument sur les planches du célèbre (et aujourd’hui disparu) Vieux Munich de Montréal. Pas besoin de vous présenter le morceau (un classique), mais goûtez-moi l’interprétation subtile et l’arrangement qui tourne autour de quelques notes de la ligne de basse.

The Carla Bley Band - The Lord Is Listenin’ To Ya, Hallelujah!

René Lussier - Lend’main d’veille

Serge Gainsbourg - Black Trombone

Shirley Ann Hoffmann - Over The Rainbow

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