Blues


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Homme Scalp 6 mars 2010 partie 1

Homme Scalp 6 mars 2010 partie 2

Homme Scalp 6 mars 2010 partie 3

Homme Scalp 6 mars 2010 partie 4

Homme Scalp 6 mars 2010 partie 5

ARTISTE
Nom / Projet
SOURCE
Album / Médias
TITRE
Note du producteur
LA MÉDAILLE ORANGE
Johnny ScottMusic for TV Dinners – The ’60sRoses Today3E
Jean-Luc Mongrain et Nathalie SimardEntrevue TVAOrange1C
Laurie JohnsonMusic for TV Dinners – The ’60sChase That Car3E
Denis Gravel et Jerome LandryCHOI Le show du matinFesser legalement un pédophile1C
Annonceur V Télé PublicitéBig Brother1C
Annonceur radioPublicitéChaude et brune1C
Alan HawkshawMusic for TV Dinners – The ’60sHoliday Commercial3E
Stéphane Dupont et Vincent DessureaultCHOI Dupont le midiL’argent c’est pas pesant1C
Charlotte et HervéLa loterie olympique 1976Si la chance te sourit1C
INDICATIF L’HOMME SCALPIncredible Bongo BandBongo Rock3E
Denis GravelCHOI Le show du matinTais-toi !1C
Les JérolasLes Jérolas à l’Olympia 1966Es-tu content ?1C
QUAND ON N’A PAS CE QUE L’ON AIME, IL FAUT AIMER CE QUE L’ON A
Keith KounaLes années monsieurLa joyeuse1C
Buckwheat ZydecoCajun & ZydecoYa Ya3E
Johnny CashAt Folsom PrisonFolsom Prison Blues2E
Serge GainsbourgSerge Gainsbourg No. 4Un violon, un jambon1E
LE TANGO SANS DOULEUR ET SANS CULOTTE
Paul Tex LecorChansons interdites à la radio et à la télévision (1969)Les drogués1C
David Byrne(TV) Later … With Jools Holland (2004)This Must Be The Place2E
Rémy D’AnjouCHRC Québec AM 24 février 2010Souffrir ensemble, s’ajuster les couilles…1C
Soeur Marie-Paule RossCJMF Bouchard en parle 24 février 2010…et baisser ses culottes1C
Astor PiazzollaBoxsetJeanny Paul4E
LA FIN DU MONDE
Drôle de SirePourquoi pas toiLa comète1E
ElektrotwistLa philosophie dans le boudoirThe Smurfer3E
Les ZapartistesLes Zapartistes contre l’EmpireConfession de Sylvain1C
John ZornMusic Romance I (Music for Children)Fils des étoiles4E
Les GranulesAu Royaume Du SilencieuxLa fin du monde1C
Bruno PerronCHRC Québec AM Faits DiversLa hache dans l’héritage1C
AnnonceurCHEQ Publicité radio en BeauceGoûter au bonheur1C
UN PYGMÉ EN HIVER
TipsyTwo Zombies Later – Volume OneKitty’s Daydream (Longhair mix)3E
Francis BebeyThe Rough Guide To YodelPygmy Divorce2E
Au Revoir SimoneVerses of Comfort, Assurance and SalvationThe Winter Song3E
EN ATTENDANT IBRAHIM ET ABDALLAH
Richard CheeseAperitif For DestructionWe Are The World (USA for Africa)2E
Ladysmith Black MambazoThe Indestructible Beat of SowetoNansi Imali3E
TinariwenAman Iman (Water is Life)Toumast4E
FEU VERT
Tom WaitsBlood MoneyAll The World Is Green2E
Eugene McDanielsOutlawUnspoken Dreams Of Light2E
Bob Wills and His Texas PlayboysTake Me Back to TulsaSilver Bells2E
LA PUCK EST AU COMITE DE LA TRIBU
Etudiante chinoiseReportage TVA RimouskiJ’adore le Québec, surtout la poutine1C
Don Randi TrioRevolver JazzTomorrow Never Knows3E
Teisco Del ReyPlays Music for LoversTheme from Lawrence Of Arabia3E
Captain BeefheartUnconditionally GuaranteedUpon the My O My2E
The ResidentsThe King and EyeHeartbreak Hotel2E
Roxy MusicFor Your PleasureEditions of You2E

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Passons maintenant à la partie ethnomusicologique du blogue et tournons momentanément notre obsession vers une chanson traditionnelle intéressante. «Kisses Sweeter Than Wine» est un air populaire composé par les Weavers en 1950, un grand succès de Jimmie Rodgers en 1957 et Frankie Vaughan en 1958. Je l’ai découverte pour ma part sur un album du groupe Bongwater (« The Power of Pussy ») qui l’a dédiée aux personnes atteintes du SIDA. La genèse de la chanson s’avère très intéressante.

Le chanteur et musicien folk Huddie Lebetter (aussi appelé Leadbelly) est tombé sur le cul après avoir entendu l’Irlandais Sam Kennedy interpréter la chanson traditionnelle « Drimmin Down » à propos d’un fermier qui venait tout juste de perdre sa vache malade. Il a créé ensuite sa propre version intitulée « If It Wasn’t For Dickie » (plus rythmée et dynamique par l’utilisation de la guitare 12 cordes). Pete Seeger - légende de la chanson folk américaine – a introduit par la suite sa version de la chanson dans le répertoire de son groupe The Weavers avec des paroles composées par Lee Hays, transformant « If It Wasn’t For Dickie » en ballade d’amour. « Kisses Sweeter Than Wine » devint par la suite un grand succès après sa parution chez Decca.

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Des dizaines de reprises ont été enregistrées par la suite. De la plus pure tradition folk à la sauce blues; il en existe même des versions electro, soul et hip hop. Il faut donc créditer Sam Kennedy qui a fait connaître la chanson irlandaise, Leadbelly pour l’ajout du rythme, Pete Seeger pour le changement de refrain et Lee Hays des Weavers pour les nouvelles paroles. L’Homme Scalp vous offre 22 versions dont 2 en français et 1 en allemand. Un beau ver d’oreille, je vous dis. Cette chanson va s’incruster d’elle-même dans votre cerveau.

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Bongwater – Kisses Sweeter Than Wine
Huddie ‘Leadbelly’ Lebetter – If It Wasn’t For Dickie
Pete Seeger – Kisses Sweeter Than Wine
Peter, Paul and Mary – Kisses Sweeter Than Wine
Jimmie F. Rodgers – Kisses Sweeter Than Wine
The Weavers – Kisses Sweeter Than Wine
Ewen Delahaye Favennec – Kisses Sweeter Than Wine
Eddy Arnold – Kisses Sweeter Than Wine
Blue Moose Unbuttoned Zippers – Sweeter Than Wine
Nana Mouskouri – Ses baisers me grisaient
Marlene Dietrich – Kisses Sweeter Than Wine
Fractured – Kisses Sweeter Than Wine
Frivolous vs DJG – Kisses Sweeter Than Wine
Ray Conniff Singers – Kisses Sweeter Than Wine
Jackson Browne & B. Rait – Kisses Sweeter Than Wine
Waylon Jennings – Kisses Sweeter Than Wine
Rex Kona – Kisses Sweeter Than Wine
Jefferson Starship – Kisses Sweeter Than Wine
Alex Harvey – Kisses Sweeter Than Wine
Emily Loizeau – Ses baisers me grisaient
Klaus Lage – Küsse Süßer Als Wein
Bongwater (Peel Session) – Kisses Sweeter Than Wine

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L’Homme Scalp – 22 versions de Kisses Sweeter Than Wine

Merci à Jean-François Trépanier (L’HOMME QUI A VU L’HOMME) et Jean-Philippe Boisbriand (LES TONTONS FLINGUEURS) qui ont participé à la recherche musicale.

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J’ai fait l’acquisition de cette petite merveille (Big Daddy Mojo Cigar Box Guitar, Standard Stove Pipe 4 cordes) et j’en suis totalement fou. Mes voisins le seront aussi, mais pour d’autres raisons… Quel instrument magnifique ! Une création de l’artiste montréalais Lenny Piroth-Robert. Pour en savoir plus, rendez-vous là.


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Le bluegrass et la musique old-time sont depuis toujours des styles musicaux privilégiés dans le coeur de l’Homme Scalp (merci du fond du coeur à l’ami Gaétan Jobin qui m’a refilé jadis ses albums de New Grass empêchant ainsi la contamination de mes jeunes oreilles par la musique plate des années 80). Quelle ne fut pas ma surprise et mon enchantement de constater, au début des années 2000, un engouement public de plus en plus fort pour le genre quand le film d’aventures O Brother, Where Art Thou? des réalisateurs Joel and Ethan Coen est apparu sur nos écrans. Et pour le simple plaisir d’agrémenter vos oreilles – celles-ci étant peut-être endolories par une exposition précoce à la musique de mauvaise qualité – je vous présente deux grands de la nouvelle musique country-folk alternative.

Tout d’abord, Gillian Welch. On dirait que la native de Los Angeles est en train à elle seule de secouer un peu le monde figé de la musique traditionnelle en reprenant à sa manière le folklore des Appalaches et les harmonies propres à la famille Carter, aux classiques de Nashville, tout en rendant hommage aux grands auteurs-compositeurs comme Bob Dylan, Neil Young ou Townes Van Zandt. Dites-moi que vous ne craquez pas sur cet exceptionnel duo avec Alison Krauss; elles reprennent I’ll Fly Away, une chanson religieuse traditionnelle de la fin des années 20.

 

Ensuite, Old Crow Medicine Show. Les musiciens de Nashville écument les salles de spectacles avec des chansons originales et un répertoire de standard blues et folk ou de pièces oubliées depuis la deuxième guerre mondiale. Kevin Hayes (Guitjo et voix), Ketch Secor (violon, harmonica, banjo et voix), Morgan Jahnig (contrebasse), Willie Watson (guitare, banjo et voix) et Gill Landry (guitare slide, banjo et voix) ont attiré l’attention avec des chansons qui parlent de lieux sordides, de prostitution, d’alcool et de drogues dures. Je vous avertis, c’est infectieux! Ils sont plus qu’excellents. Du folk old-time avec un énergie aussi communicative que les Rolling Stones. En apéritif, Gillian Welch les a invités sur scène pour reprendre The Weight, un classique du groupe The Band.

 

Old Crow Medicine Show a fait paraître les albums Eutaw (2001), OCMS (2004), Big Iron World (2006) tous couronnés de succès et produits par le guitariste David Rawlings. Ils ont accompagné et fait la première partie de Dolly Parton, ont été louangés par les principaux diffuseurs de musique country et ont impressionné à peu près tout le monde par leur mélange bien dosé de ce qui fait la force de l’Americana dans le grand imaginaire musical mondial : folk, blues, gospel, bluegrass et un peu de bon vieux rock and roll.

 

Pour tout vous dire, la maison et l’auto de L’Homme Scalp et de sa bien-aimée sont envahies par la nouvelle parution de OCMS. Et ça tourne rapidement à l’obsession. Le groupe s’est allié au légendaire Don Was, musicien de renom (Was Not Was) et producteur de grand talent (Bob Dylan, Bonnie Raitt, The Rolling Stones, Khaled) et vient de lancer TENNESSEE PUSHER. Contrairement aux puristes qui lèvent le nez sur cette association, je crois que leurs chansons sont plus solides et encore plus éclatantes. Don Was a simplement ajouté un peu de rondeur à leur son, mais l’énergie de base est exactement la même. Jugez-en par vous même et allez ramasser ça chez votre disquaire.

Old Crow Medicine Show – Alabama High Test

Old Crow Medicine Show – Motel In Memphis

Old Crow Medicine Show – Caroline

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J’ai ramassé des copies vinyles des albums du Capitaine Nô chez un disquaire spécialisé de la rue Saint-Jean à Québec. J’écoutais ça et je me disais: Comment ça se fait qu’on en est rendu à produire des chansons et des albums pop aussi proprets et edulcorés aujourd’hui?

Selon ses biographes, Pierre Leith, alias Capitaine Nô, a été une « vedette de l’underground avec des chansons qui traitent, avec lucidité et humour, des travers de la société, du quotidien et de la difficulté de vivre ». Des tounes comme ça ne se font plus aujourd’hui: une lame de fond de blues, un rock de base pas trop loin en veilleuse, un souci de demeurer proche des racines de la chanson nord-américaine. Une poésie baveuse, naïve, un peu sale; des histoires à raconter devant un public juste assez enivré et du monde juste assez curieux pour écouter. Un sens de la narration et de la dérision.

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J’ai entendu cette chanson un certain soir où je synthonisais CKRL-FM à la recherche de quelque chose pour meubler l’ennui. Et je suis tombé ce soir-là sur une histoire pleine de rebondissements: celle de Ville de Rien, inspirée par les légendes de l’Ouest, celle de Gros Jambon, des tavernes mal famées et des renégats qui y traînent. Tout un conteur, ce Capitaine Nô. Attention, oreilles sensibles s’abstenir. Il ne fera pas dans la dentelles! C’est extrait de l’album Capitaine Nô et le Bing Bang Band, paru en 1981. Ah oui, j’oubliais: la chanson prend toute la face B du disque. Prenez votre temps… mais pas trop.

Capitaine Nô – Ville de Rien

* 20 mai 2009 : Comme toujours, L’Homme Scalp respecte les demandes et les préoccupations des artistes ou de tout lecteur qui se sentirait lésé par la publication de certaines pièces sur le blog. À la demande de Pierre Leith lui-même, voici une version éditée du classique Ville de Rien. Ça donne une assez bonne idée, quand même!

Capitaine Nô – Ville de rien (extrait)

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Merci à Sylvain Marcoux, l’homme de la rue, pour son sens aiguisé des tendances les plus nouvelles et absurdes de la société américaine. Une visite sur sa page nous permet d’apprendre l’existence du grand orgasme (The big ‘O’) avant le super mardi électoral que nous connaissons aujourd’hui.

Apprenez, messieurs, que les femmes américaines se passent le… mot et adoptent un tout nouveau joujou qui leur permet d’établir un énoncé polito-sexuel d’une étonnante clarté : Vote is FUN and pleasurable! Disponible dans toutes les grandeurs et une variété de couleurs, préférablement bleu démocrate. Tiens, ça me fait penser à l’excellente compilation RISQUÉ RHYTHMS qui regorge d’excellentes chansons au contenu évocateur et savoureux. Des pièces qui parlent de la chose avec délectation et franchise: un gros 10 pouces ou une grande chose glissante qui avance et recule; me semble que c’est assez clair! Mais quand les censeurs s’inquiètent, on leur explique qu’il s’agit d’un disque vinyle de 10 pouces ou d’un trombone, voyez-vous.

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Big Ten Inch Record – Bull Moose Jackson

It Ain’t the Meat – The Swallows

Big Long Slidin’ Thing – Dinah Washington

The Walkin’ Blues (Walk Right in, Walk Right Out) – Jesse Powell Orchestra

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En 1999, Debashish Bhattacharya (de Calcutta) et Bob Brozman (de New York) montaient sur la scène de Place d’Youville dans le cadre du Festival d’Été de Québec pour offrir une série de concerts hors du commun et absolument inoubliables qui se sont transformés soir après soir en évènements dont on peut très certainement dire qu’ils ont ouvert les oreilles et élargi les horizons musicaux des spectateurs présents.

Les deux musiciens combinent un répertoire unique et une connaissance unique des sonorités et des techniques dont peu de guitaristes peuvent se vanter, avec une capacité exceptionnelle de compréhension de l’univers des musiciens qui les accompagnent et un sens du détail rare. De leur association résulte une musique riche en improvisation et une approche cohérente de la dynamique orient/occident et une redéfinition des rôles rythmique et mélodique attribués conventionnellement aux duos de guitares.

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Brozman, en ethnomusicologue averti, avait bien pris la peine d’expliquer à l’auditoire de Québec à quel point il se sentait humblement privilégié de partager la scène avec un musicien de la trempe de Debashish. Bhattacharya a développé entre autres un instrument innovateur : la « Hindustani slide guitar« . Il s’agit d’une guitare Hofner à laquelle il a ajouté une plateforme de bois tout le long du manche permettant l’ajout de 17 cordes à résonance sympathique, ajoutant des possibilités rythmiques et harmoniques des plus intéressantes (en tout, 22 cordes !). Debashish Bhattacharya est probablement un des plus grands joueurs de guitare slide; sa technique et sa sensibilité ont complétement envouté la foule et des années plus tard, j’en suis à peine revenu.

Debashish Bhattacharya / Bob Brozman – Maa