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Utilisons une expresssion à la mode : Dans le monde merveilleux et hétéroclite de la musique de Noël, Lindley Armstrong “Spike” Jones est un in-con-tour-na-ble! Les lecteurs de ce blogue savent que je l’ai déjà présenté. Spike fait partie des musiciens et compositeurs qui ont absolument redéfini la musique instrumentale aux États-Unis avec des revues qui tenaient autant du cirque que de l’opéra. All I Want For Christmas is My Two Front Teeth est devenu très rapidement un grand classique de la chanson de Noël. Même ma perruche apprécie et siffle en choeur avec le petit gars pas de dent!

“Some people say a man is made outta’ mud
A poor man’s made outta’ muscle and blood
Muscle and blood and skin and bones
A mind that’s a-weak and a back that’s strong”

You load sixteen tons, what do you get?
Another day older and deeper in debt.
Saint Peter, don’t you call me, ’cause I can’t go;
I owe my soul to the company store…

Ces paroles légendaires sont les premiers mots de la chanson Sixteen Tons, celle par qui j’ai entendu la voix magnifique de Tennessee Ernie Ford. Grande carrière à la radio, sur disque et à la télévision. Un grand monsieur plutôt straight, propre de sa personne. J’ai une tonne de chansons de Noël country; celle-là, écrite et publiée en 1951, est originale et bien tournée.

A Rootin Tootin Santa Claus

La musique de Noël vous ennuie-t-elle?

La question mérite d’être posée.

C’était mon cas jusqu’à ce que cette version Mambo du Petit Renne au Nez Rouge arrive à mes oreilles. Billy May était un arrangeur très profilique à la belle époque où les Studios Capitol accueillaient dans centaines de musiciens pour l’enregistrement d’albums instrumentaux. Jusque là réservées aux collectionneurs, les meilleurs galettes cuisinées par Capitol Records sont de retour chez votre disquaire grâce à l’extraordinaire série Ultra-Lounge que je ne peux que vous recommander.

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Plusieurs me demandent de parler de mon métier. Pas certain que je vais répondre à cette requête immédiatement. Disons simplement que ça consiste à être enseveli de façon auditive par un paquet d’informations dont on peu raisonnablement douter de l’utilité.

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Parfois, il m’arrive de m’enfarger sur des nouvelles hilarantes. Et mon esprit s’égare. Je m’explique. La dépêche française est arrivée à mes oreilles par accident. On peut en partant la classer dans la même catégorie que celle-ci, un moment assez étrange de la télé québécoise (gracieuseté de François Avard et Antoine Bertrand). Tout de suite, allez savoir pourquoi, je me suis mis à imaginer la musique des films de monstre de mon enfance pour accompagner l’histoire. Essayez, vous m’en direz des nouvelles. Et tout de suite après, tapez-vous cette extraordinaire histoire que le lecteur de nouvelles tente de vous débiter sans rire.

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Ça m’a fait penser à un fantasme sexuel décrit avec habileté par Robert Stevie Moore et Ms. Demeanor sur la compilation (bien nommée) Wakka Chikka Wakka Chikka. Plutôt explicite. Et ça m’a aussi rappelé, allez savoir pourquoi, l’existence de Miss Piggy du Muppet Show. La charmante et délicate porcelette a le don de faire passer son message. Son interprétation vivifiante de What Now My Love expliquerait peut-être le décès de Claude François.

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Et pour les maniaques de Godzilla - en prime! - une version gogo du thème classique du célèbre monstre japonais par Neil Norman & His Cosmic Orchestra.

Je sais, tout cela est insensé. Que voulez-vous…

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Antoine Bertrand - Le furet (extrait Les Bougons)

Akira Ifukube - Godzilla Thème principal (1954)

Les Infos - Hamster Jovial

Mr Melvis (Robert S. Moore and Ms Demeanor) - Whose Fantasy is This Anyway

Miss Piggy - What Now My Love

Neil Norman and His Cosmic Orchestra - Theme From Godzilla

Les publicités, qu’on le veuille ou non, font partie intégrante de notre quotidien médiatique; impossible d’y échapper ou presque. Au milieu des années 80, alors que je hantais un magasin de disques du centre-ville de Montréal (Sam The Record Man, pour ne pas le nommer), je tombe sur un album tout à fait étonnant: TV Toon Greatest Hits: The Commercials!

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J’écoute et j’écoute et j’écoute encore. Et je me rends compte que les entreprises et les artisans qui fabriquaient ces petits bouts de trésor audios étaient de véritables génies de la persuasion. Depuis ce temps, j’ai trouvé une quantité massive d’enregistrements publicitaires que j’ai décidé de vous présenter en petits blocs autodigérés et parfaitement comestibles.

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Dans ce premier segment (d’une série que j’espère longue), vous entendrez en premier lieu l’extrait d’une cassette assez merveilleuse à l’intention des franchisés de la chaîne Kentucky Fried Chicken (bon à s’en lécher la tête!), ainsi que les 18 publicités suivantes:

  • Ajax Commercial (Seymour Rechtzeit, Music From The Yiddish Radio Project)
  • Pepsi Cola (UK Radio TV Commercials, A Word From Our Sponsors)
  • Ajax Laundry Detergent : Stronger Than Dirt (TV Toons: The Commercials)
  • Alka Seltzer : Plop Plop Fizz Fizz (TV Toons: The Commercials)
  • Dr Pepper : Be A Pepper (TV Toons: The Commercials)
  • Adler Shoes Commercial (Music From The Yiddish Radio Project)
  • Barbasol Commercial (Seymour Rechtzeit, Music From The Yiddish Radio Project)
  • Players No.6 (UK Radio TV Commercials, A Word From Our Sponsors)
  • Milady Frozen Fruit Products Commercial (The Pingus Sisters, Yiddish Radio Project)
  • Hebrew National Meats Commercial (Music From The Yiddish Radio Project)
  • Cracker Jacks : Candy Coated Popcorn, Peanuts & a Prize (TV Toons: The Commercials)
  • Richmand Cigarettes (UK Radio TV Commercials, A Word From Our Sponsors)
  • Player’s Tipped Weights Cigarettes (UK Radio TV Commercials, A Word From Our Sponsors)
  • Rice Krispies : Snap Crackle Pop (TV Toons: The Commercials)
  • Gelette Supersilver (UK Radio TV Commercials, A Word From Our Sponsors)
  • Old Spice cologne : The Mariner (TV Toons: The Commercials)
  • Gibson Guitars (UK Radio TV Commercials, A Word From Our Sponsors)
  • Weetabix (UK Radio TV Commercials, A Word From Our Sponsors)

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De retour après la pause…

Montage audio - The Commercial Mix

Par le plus pur des hasards, je suis tombé sur une excellente interprétation d’un classique de Charlie Parker par un ensemble vocal français qui a fait sa marque dans les années 60: Les Double Six. La technique ‘vocalese’ (c’est à dire l’art de composer des paroles et de les chanter à la manière de solos instrumentaux enregistrés) n’a pas été inventée par Manhattan Transfer - bien que le groupe vocal s’est rendu célèbre avec une reprise mémorable du ‘Birdland’ de Weather Report - mais est plutôt une créature inventée par le critique de jazz Leonard Feather.

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Les Double Six ont connu une renommée internationale au début des années 60. L’ensemble de 6 choristes, mené par l’excellente Mimi Perrin, a fait mouche en reprenant avec beaucoup d’intelligence les grands standards du jazz, en vocalisant à la manière des instruments les meilleurs thèmes allant jusqu’à restituer sans la moindre onomatopée les plus brillantes improvisations. Les pièces de Quincy Jones, Dizzy Gillespie et Parker sont reprises avec brio par le sextuor vocal. Sans aucune autre raison que celle de vous les faire partager, voici ‘Scrapple from the Apple’ par son auteur et la même pièce par Les Double Six. Avant de l’oublier, je veux remercier le saxophoniste Yves Charuest, le batteur Michel Ratté et le claviériste Guillaume Dostaler (leur groupe s’appelait I Like Jazz) pour m’avoir fait vivre un moment unique un certain soir de Festival Off Jazz (première édition!) alors qu’ils ont livré une interprétation totalement punk du même chef d’oeuvre devant un auditoire clairsemé et complètement subjugué aux Foufounes Électriques. Les 3 déjantés m’avaient fait comprendre quelque chose de Charlie Parker

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3 albums ont été réédités en CD et sont, bien sûr, hautement recommandés par L’Homme Scalp:

“Les Double Six meet Quincy Jones” 
“Dizzy Gillespie & The Double Six of Paris”
“The Double Six Of Paris sing Ray Charles”.

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