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Il y a 12 ans, apparaissait sur la planète Québec Musique l’album Joseph Antoine Frédéric Fortin Perron, première tentative du créateur Fred Fortin, originaire de Saint-Prime. On y trouvait de belles petites perles comme T’es grosse pis t’es belle, Moisi moé’ssi, Gros Bill ou Portrait d’un ovni au coeur d’une oeuvre déjà pertinente parce que brute et pas trop polie (dans tous les sens du mot); le musicien y démontrait rapidement un talent qui lui sortait par les oreilles (un excellent bassiste, à part ça!).

Le touche-à-tout a multiplié les projets musicaux risqués (Gros Méné, Galaxie 500), a poursuivi brillamment sa carrière solo (Le plancher des vaches, Planter le décor) en démontrant autant de parenté avec George Harrison que d’affinité pour Réal V. Benoît, le porte-voix des mineurs de l’Abitibi. Alors que son premier album était enregistré dans un chalet au lac Etchemin, Fred s’est offert une production plus léchée en compagnie de ses complices habituels (Olivier Langevin, un émule de Jimi Hendrix) et du claviériste Dan Thouin.

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Le gars est d’une sincérité désarmante et n’est jamais là où on l’attend. Il a présenté un concert accompagné par le Consort contemporain et il vient de mettre la touche finale à l’album de Thomas Fersen (!) qui sortira cet automne en plus de préparer son prochain. Ça promet.

Fred Fortin - Mélane