Louis Armstrong accompagnant Johnny Cash à la télévision en octobre 1970. Satchmo raconte à l’Homme en Noir sa participation à une session d’enregistrement de Jimmie Rodgers avant de se lancer dans une incroyable version de Blue Yodel #9. Ils prennent leur temps et s’amusent comme des fous. Du noir et blanc… en couleur.

Pas trop donné de mes nouvelles par les temps qui courent. J’ai encore la tête aux vacances, voyez-vous. Petite replongée dans les médias, le temps de se préparer à la véritable rentrée. Voyez ce qui arrive quand un violent retour de son est expédié dans les oreilles d’un correspondant à New York. Ça fesse. Autre chose, L’Homme Scalp s’est associé avec Les Tontons Flingueurs pour une toute nouvelle émission qui sera diffusée les mercredi soir sur les ondes de CKRL à Québec. Plus de nouvelles bientôt.

C’était il y a 33 ans. Elvis Aaron Presley mourrait, faisant oublier par la même occasion le décès du comédien québécois Gilles Pellerin un jour avant. On ne fera pas dans la numérologie, bien que le chiffre 33 exciterait probablement ce bon vieux Raoul Duguay.

Mais je me suis demandé comment pourrait-on souligner la chose aujourd’hui. Parce qu’Elvis est trop rapidement devenu un clown de la culture moderne (probablement par sa propre faute), alors qu’une simple écoute de n’importe quel album de ses jeunes années permet de constater la justesse de sa voix et l’étendue de son grand talent.

Car le rock and roll avait besoin d’un King au milieu des années 50 et il il ne pouvait être noir, n’est-ce pas? On avait déjà piqué tous les trucs et les bons riffs aux musiciens afro-américains, alors tant qu’à y être, pourquoi ne pas leur voler aussi la paternité de ce fameux back-beat qui faisait se déhancher notre bon Elvis.

J’ai choisi de vous faire partager le Elvis Gospel qui est d’après moi très mal connu. 4 pièces démontrant hors de tout doute à quel point celui-ci appréciait les pièces du répertoire Negro Spiritual. L’Amérique avait beau être raciste, la musique noire avait déjà infusé l’esprit de Hank Williams et se préparait à entrer dans l’imaginaire des jeunes américains, et ça, la bonne société ne pouvait l’empêcher.

Praise The Lord, Alleluia !

Elvis Presley – I’m Gonna Walk Dem Golden Stairs

Elvis Presley – A Thing Called Love

Elvis Presley – Bosom Of Abraham

Elvis Presley – Why Me, Lord

Le fondateur des Beach Boys (et survivant des 60′s) Brian Wilson s’apprête à lancer l’album Reimagines Gershwin où il reprendra les standards du grand compositeur américain. Pour la petite histoire, sachez que Rhapsody in Blue provient d’un ambitieux concerto commandé par le chef d’orchestre Paul Whiteman à George Gershwin en 1924; l’oeuvre est devenue une référence lorsque vient le temps de définir les fondements d’une véritable musique classique américaine.

Brian Wilson – Rhapsody in Blue (intro)

Brian Wilson – Rhapsody in Blue (part 2)

L’article sur le concert de cornemuses du Centre (publié le 18 juin dernier) a été augmenté d’une pièce de Avalanche Compagnie, gracieuseté de Pierre Langevin que je remercie drette-là pis tout-de-suite à part de ça ! Allez lire ça en cliquant ici, les amis.

Mon amie Denise adore cette chanson, alors pourquoi ne pas la glisser ici quand tout le monde est en vacances. En fait, The Persuaders est une obsession mélodique qui ne m’a jamais quittée; elle a été composée par John Barry pour la série télé du même nom en 1971. L’émission mettait en vedette Tony Curtis (dans le rôle de Danny Wilde), et Roger Moore (en tant que Lord Brett Sinclair), deux playboys internationaux. J’ai déjà écrit à propos de la chanson originale ici.

Cette fois, la reprise est plus légère, donc moins solennelle. Elle provient de Freebidou, un power trio déjanté et sympathique formé de Patrick Fournier à l’accordéon (de BENABAR), Alain Buisson à la guitare et au banjo (de BEVINDA) et deStephen Harrisson, à la contrebasse (ex-SONS OF THE DESERT).

Freebidou – Amicalement Vôtre

Matante et mononcle, les chroniqueurs culturels des quotidiens de Québec, ne vous en parleront probablement pas. Alors voici deux ou trois choses à propos de Yat-Kha à voir et entendre au Festival d’été de Québec.

Yat-Kha est un groupe originaire de la république de Tuva, située à l’extrême sud de la Sibérie. Sa musique est un mélange de musique traditionnelle, de rock et d’effets électroniques dont le principal élément est la voix unique et incomparable du leader et guitariste Albert Kuvezin qui maîtrise le chant de gorge diphonique, pratiqué depuis longtemps dans diverses musiques traditionnelles du monde particulièrement en Haute-Asie (Mongols, Touvas, Khakashs, Bachkirs, Altaiens, Tibétains).

Plus précisément (et parce que je sais que ça vous intéresse déjà), il s’agit d’une technique vocale qui permet au chanteur de produire plusieurs notes simultanément au moyen d’un seul organe vocal en combinant divers types de voix (de gorge, de tête, etc.) par divers positionnements de la langue ou des lèvres. Le style kargyraa pratiqué par Albert Kuvezin est fondé sur le même principe d’émission sonore que celui de la guimbarde, les cordes vocales sont ajustées sur des hauteurs différentes, créant plusieurs notes fondamentales et par le fait même plusieurs séries d’harmoniques.

J’écoute de temps en temps les albums de Yat-Kha en tentant d’accompagner vocalement Albert. Je n’y arrive pas, mais j’essaie toujours. N’allez surtout pas croire que sa musique est figée dans la tradition. L’album Re-Covers reprend avec brio des standards de la chanson pop, rock, country et… new wave occidentale.

Beau choc culturel en perspective pour plusieurs d’entre vous.

14 juillet 2010, Place Métro 19:30
15 juillet, Place Métro, 21:30

Tyva Kyztar (Tuvan Girls)

Love Will Tear Us Apart (Joy Division)

Her Eyes Are A Blue Million Miles (Captain Beefheart)

Opei Khoomei



A. The Suburbs




AA. Month of May

Le groupe Arcade Fire est sorti de son local de répétition de Farnham pour éblouir les spectateurs curieux et ses fans finis avec une performance énergique et irrésistible sur les Plaines d’Abraham. En plus d’offrir un très bel environnement scénique construit autour de la thématique banlieusarde du prochain album, Win Butler et sa bande ont joué avec aplomb une majorité de chansons de l’album THE SUBURBS qui trouvera certainement preneur parmi les amateurs et les mélomanes. La première écoute sur scène m’a donné l’agréable sensation de chansons plus achevées et matures.

Intensité, abandon, explosion, émotion. Tout pour donner un grand spectacle. Les spectateurs étaient ga-ga-vés!

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