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Ce fusil-à-eau hétéroclite vous semble douteux? Vous avez probablement raison. Mais dites-vous qu’il y a plusieurs choses douteuses en ce bas monde. Prenez par exemple, l’émission LE JOUR DU SAIGNEUR sur les ondes de CKRL 89,1 réalisée par l’ami FGC le garagiste fou. Il y est question de la présence de Jésus, de la rédemption des alcooliques, de la carrière perdue de Stéphane Dion, de chiens malpropres, de certains faiseurs d’opinion de Québec et de politiciens durs à suivre. Le tout accompagné par Mambo Kurt, Clara Rockmore, Dolly Parton, Dave Myers, Lata Mangeshkar et Jacques Michel. Ouf !

Tapez-vous ça, les amis.

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Le 1er juillet est pour la plupart d’entre vous l’occasion de profiter d’un congé bien mérité. Et que serait-on sans ces merveilleuses vacances (aux frais de la Reine, bien entendu) ? Et n’oublions pas de quoi il s’agit: nous sommes présumément en train de célébrer la Fête du Canada, terre de nos aïeux dont le front est ceint de fleurons glorieux. Et quand vient le temps de vanter ce beau pays, il faut invariablement se tourner vers Stompin’ Tom Connors, un chanteur tellement canadien que ç’en est désespérant!

Charles Thomas Connors, natif de Saint John (Nouveau Brunswick), a traversé son pays dont il a foulé chaque racoin, des Montagnes Rocheuses jusqu’à Terre-Neuve en passant par le Yukon, afin d’en tirer toute la substantifique moëlle culturelle. Il a produit une bonne vingtaine d’albums remplis de chansons ayant pour thématique le Canada et ses vertus. Rien de moins. Alors que Beau Dommage créait au milieu des années 70 des chansons autour des noms de rues à Montréal, Stompin’ Tom, lui, déclinait le Canada, ses provinces et ses capitales. Faites écouter ça aux enfants qui ont coulé leurs leçons de géographie et regardez-les souffrir.

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Stompin’ Tom Connors – My Stompin’ Grounds

Stompin’ Tom Connors – Name The Capital

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Après la cuisine de la dinde (très arrosée) de Noël, j’ai reçu 6 mois plus tard un commentaire éclairé et un gentil coup de pied dans les fesses donné par la fille d’un membre de la famille Brassard. Pas trop contente, la madame ! Allez lire ça dans les commentaires en décembre 2008.

Il faut dire que ce n’est pas la première fois qu’on assiste à des corrections provenant de la Famille Brassard ou de ses ayant-droit. Du monde fier, à part ça. Parlez-en au blogueur Eiffel qui s’est amusé un peu légèrement sur le dos des Brassard ! Ces derniers et dernières réagissent, mesdames et messieurs ! Lisez ça ici et !

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Je sais que personne ne va le mentionner. Alors, faisons-le.

Sam Butera, saxophoniste de la Nouvelle Orléans et partenaire musical de longue date de Louis Prima, est mort le 3 juin dernier après une longue maladie. Il était âgé de 81 ans. Le musicien était autant à l’aise dans l’univers R & B que dans celui du jazz Big Band très en vogue à Las Vegas, où il a passé une partie importante de sa vie comme accompagnateur de Louis Prima et Keely Smith. Il est le responsable de l’arrangement de Just a Gigolo qui a été par la suite, comme chacun le sait, massacré par David Lee Roth qui lui a rien de moins que volé sa célèbre signature. Il a aussi joué un petit rôle dans le film The Rat Race aux côtés de Tony Curtis et Debbie Reynolds.

Louis Prima and Sam Butera – Harlem Nocturne

Louis Prima and Sam Butera – There’ll Be No Next Time

Sam Butera – The Boulevard Of Broken Dreams, Fever

Un ajout à l’article sur Sun Ra publié au mois d’août 2008 : Le vénusien nous aura averti! (agrandissez l’image de votre écran pour lire)

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Sun Ra – Rocket Number Nine

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Je cherchais une façon d’aborder le décès de Wacko Jacko sans provoquer le mal de coeur médiatique. Dénize est arrivée à la rescousse avec cette fantastique suggestion. Avouez que ça fait du bien!

 

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Juste avant les imminentes libations éthylico-politiques de la Saint-Jean-Baptiste (appelée aussi Fête Nationale du Québec), je dois souligner aujourd’hui le 50ème anniversaire du décès de Boris Vian, écrivain, ingénieur, inventeur, poète, parolier, chanteur, critique et trompettiste de jazz, conférencier, scénariste, traducteur et membre du Collège de Pataphysique. Parmi ses nombreux alias, on retrouve les pseudonymes Vernon Sullivan, Bison Ravi, Baron Visi et Brisavion (qui sont des anagrammes de son nom).

Les médias culturels nous abreuvent déjà de la (très usée) « Je suis snob»  pour souligner son grand talent ou de sa chanson la plus célèbre (parmi les 461 qu’il a écrites) « Le déserteur» , un brûlot anti-militariste écrit à la fin de la guerre d’Indochine, juste avant la guerre d’Algérie. Pour faire changement, on va se taper « Mozart avec nous» , une réécriture agréable d’un grand classique, « La java des bombes atomiques»  reprise par le groupe d’avant-garde Etronfou Leloublan en spectacle devant un public américain et la très cynique « Les joyeux bouchers»  qui a inspiré Plume Latraverse sur son album Livraison par en-arrière.

Boris Vian – Mozart avec nous

Etron Fou Leloublan – La java des bombes atomiques

Boris Vian – Les joyeux bouchers

Plume Latraverse – Tango pital

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Herbert Khaury – chanteur américain, pionnier de la renaissance du ukulele et archiviste musical aux connaissances quasi illimitées – s’est fait connaître sous le nom d’artiste Tiny Tim. Il s’est rendu célèbre pour son interprétation de « Tiptoe Through the Tulips»  chantée aves une tonalité très particulière, mélange de falsetto vibrato forcé (alors qu’il possédait une voix naturelle de baryton). Après avoir exposé en public la découverte de sa nouvelle voix, Khaury va de scène en scène, à des concours de talents locaux où il se produit sous différents noms de scène (Darry Dover, Vernon Castle, Larry Love, Judas K. Foxglove) avant d’opter pour son célèbre nom de scène.

 

Tiny Tim a été malheureusement victime de son sens aigu du showbiz, du bizarre et de l’étrange. Sa célébrité tient autant à son étrange voix qu’à sa gueule particulière; il a accepté de se marier avec Victoria Mae Budinger (» Miss Vicki» ) au Tonight Show de Johnny Carson, un coup publicitaire qui a attiré plus de 40 millions de téléspectateurs. 9 mois plus tard, le couple annonçait l’arrivée prochaine de la cigogne; les humoristes se sont emparés de l’histoire et s’amusaient à suggérer qu’on appelle l’enfant VicTim!

 

On est en 1969. La jeunesse baigne dans la culture flower power, l’Amérique est en mutation profonde et voilà cet étrange chose à la voix féminine qui s’intéresse au 78 tours et aux vieilles chansons du début du siècle. Tiny Tim s’est produit au célèbre Festival de l’île de Wight en 1970 devant une foule de 600,000 personnes devant lesquelles il a chanté « There’ll Always Be an England»  à travers un mégaphone! Il est tombé dans l’oubli – du moins parmi le grand public – avant de renaître sur scène et sur disque en compagnie de Brave Combo, un ensemble de polka de grande qualité originaire du Texas composé de musiciens qui avaient bien compris l’essence de son immense talent, contrairement aux promoteurs véreux qui l’exploitaient ici et là.

 

À regarder les documents télévisuels de l’époque, on comprend rapidement qu’il était une commodité, un bouche-trou entre deux entrevues. Les producteurs ne mettaient pas trop d’enthousiasme à faire connaître son immense savoir et cherchaient surtout à exploiter l’aspect spectacle de sa personnalité. Et c’est là, le grand drame de Tiny Tim. Regardez-le présenter ses pièces, sérieux comme un DJ et en même temps, conscient de l’aspect dérisoire de sa présentation. Je sais, ça fait plusieurs fois que j’en parle. Mais après avoir vu une photo de son corps circuler sur internet, quelques jours après sa mort, je me suis dit que Herbert Khaury méritait bien plus que cela.

 

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